Italie: Le Cardinal Ruini ouvre les travaux du Conseil permanents des évêques

Pise, 25 septembre 2001 (APIC) Le cardinal Camillo Ruini, vicaire général de Jean Paul II pour le diocèse de Rome et président de la Conférence des évêques italiens, a ouvert lundi soir à Pise les travaux du Conseil permanent des évêques italiens.

Dans son discours introductif, le cardinal a estimé que combattre et neutraliser le terrorisme international et ceux qui s’en font les promoteurs est un «droit» et un «devoir», à propos des attentats terroristes qui ont secoué les Etats-Unis le 11 septembre.

Pour le prélat, ce devoir et ce droit au «recours des armes» doivent toutefois se faire «sans représailles aveugles». Il est «important» et «indispensable», a-t-il ensuite ajouté, que la force soit toujours «accompagnée d’une action pour tenter d’éradiquer les motivations et les foyers qui alimentent le terrorisme».

Parmi ces «foyers», le cardinal Ruini a cité notamment le conflit israélo-palestinien en Terre Sainte, pour lequel il a souhaité «une solution négociée».

Namibie: Plainte d’une ONG contre l’Allemagne pour tort subi pendant la colonisation

Elle réclame quatre milliards de dollars

Windhoek, 25 Sept (APIC) La Fondation namibienne «Chef Océa Kutako» a relancé la polémique sur l’esclavagisme et le colonialisme. Elle a réclamé quatre milliards de dollars à l’Allemagne pour réparation du tort subi par sa colonisation du pays, durant la période allant de 1884 à 1915. Celle-ci n’a pris fin que sous la pression des troupes britanniques, après l’éclatement de la Première guerre mondiale.

La Fondation «Chef Océa Kutako» est une Organisation non gouvernementale (ONG). Elle a porté plainte devant les tribunaux namibiens contre l’Etat allemand, la Deutsche Bank, une compagnie maritime et une compagnie minière.

Elle accuse l’empire allemand de l’époque d’être coupable d’extermination, de travaux forcés, de camps de concentration, de la destruction de la culture et de l’organisation sociale de la tribu des héréros. En 1904, un soulèvement violent de populations namibiennes avait été effroyablement réprimé par un contingent de vingt mille soldats envoyés de Berlin.

La fondation avait, une première fois, réclamé réparation à l’Allemagne. En 1998, après une visite du président allemand d’alors, les dirigeants allemands ont rejeté cette demande, soulignant que les lois sur la protection des civils ne sont pas rétroactives.

Au lendemain de la conférence de Durban sur le racisme, la xénophobie et l’intolérance, les plaignants sont revenus à la charge. Ils ont estimé que ce forum mondial a ouvert une brèche. Lors de cette conférence, la délégation namibienne était parmi les plus en vue dans la question des demandes de réparation. (apic/ibc/pr)

25 septembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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