Italie: Le droit à la vie prévaut sur une soit-disant «liberté religieuse

Enfant sauvé malgré ses parents: l’avis de Gino Concetti

Rome, 21 mai 1997 (APIC) L’intervention de l’Etat pour sauver un enfant contre la volonté de ses parents, animés de motifs religieux «n’est pas une violation de la liberté religieuse», affirme le théologien Gino Concetti, dans l’»Osservatore Romano» du 20 mai. Selon lui, cette intervention protège «le droit supérieur à la vie».

Le Franciscain se prononce sur un événement survenu en Italie. Un enfant de deux ans, fils de deux témoins de Jéhovah, avait besoin d’une transfusion de sang. Malgré l’opposition des parents, le tribunal des mineurs de la ville d’Ancône a ordonné la transfusion pour sauver la vie de l’enfant.

Le P.Concetti invoque «le droit inviolable à la santé» et la responsabilité «originale et constitutionnelle» de l’Etat pour le garantir. En conséquence une telle décision ne lèse ni la dignité de la personne ni la liberté religieuse. Mais le théologien va plus loin en dénonçant une fausse conception de la liberté. Si on s’en tenait à cette conception mal comprise de la liberté religieuse, on en viendrait alors, selon Gino Concetti, à justifier des pratiques telles que les excisions. Sauf «ingérence» ou «contrôle rigide et vexatoire» de l’Etat, on ne peut nier le devoir de ce dernier à «protéger les droits de la personne». (apic/imed/pr)

6 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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