Italie: Le guide pratique contre la solitude pour passer l’été

Les «dix bons remèdes» du Père Rungi

Naples, 2 août 2004 (Apic) Le Père Antonio Rungi, passioniste, Provincial de la Campanie, dans le sud de l’Italie, et théologien moraliste, a élaboré un guide «contre la solitude», valable surtout pour l’été. «Tu te sens seul, incompris, tu ne parviens pas à créer des relations avec les autres?», observe le Père Rungi. Il donne dix bons remèdes.

«Ne t’isole jamais des autres, mais cherche la compagnie dans toutes les situations de la vie, surtout celles qui aident à vivre. Ne t’enferme pas dans tes pensées, absurdes et présomptueuses, mais partage avec les autres tes idées et tes projets, en t’efforçant de te faire comprendre. Ne t’estime pas autosuffisant, mais cherche la collaboration en toutes circonstances, là où il est nécessaire que tu n’agisses pas tout seul par simple orgueil. Ne t’afflige pas non plus de chaque tracas qui survient, mais réagis avec optimisme à ce qui te trouble dans ta vie personnelle et sociale. Ne cherche pas chez les autres le seul réconfort temporaire, mais entre en rapport avec eux avec un coeur bon, en restant libre intérieurement. N’investis pas toute ta vie dans le succès, quel qu’il soit, mais sache être humble et sans, surtout si tes souhaits sont grands».

Dans le septième remède, il demande de ne pas être avare, mais à être généreux, «parce que la charité te récompense à tout moment». Et de relever, comme: «Ne rappelle pas toujours le bien que tu as fait, mais souviens-toi du mal que tu as commis, pour demander pardon à n’importe quel moment à celui que tu as offensé. N’alimente pas les sentiments de haine en ton coeur, mais renforce ta vision pacifique de la vie, celle qui ne connaît pas de solitude ni dans ce monde ni dans l’autre. Ne refuse pas de sourire, de donner une aide ou du réconfort à celui qui se trouve dans le besoin, car un jour tu recevras plus que tu n’auras donné».

S’il est mis en pratique – affirme le père Rungi – le guide contre la solitude «aide certainement à mieux vivre notre existence présente et future, surtout en considération du temps et de l’âge qui avance». Pour lui, plus nous vieillissons et plus nous courons le risque de rester seuls et de ne plus rien représenter pour les autres. Tout un programme. (apic/vd/pr)

2 août 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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