Trois millions et demi d’avortements légaux depuis 20 ans

Italie: Le pape dénonce la faillite de la loi sur l’avortement

Rome, 22 mai 1998 (APIC) Jean-Paul II s’est adressé ce matin au Vatican à 8’000 membres italiens du «Mouvement pour la Vie» et des «Centres d’aide à la vie» rassemblés dans la salle Paul VI. Le pape a cité le chiffre de 3 millions et demi d’avortements «légaux» en Italie en 20 ans, pour affirmer la «faillite» de la loi qui n’a pas réussi à empêcher les avortements clandestins. Il encourage le travail des volontaires en faveur des femmes en difficulté.

Le pape a affirmé la «faillite» des lois en faveur de l’avortement, dans la mesure, dit-il, où elles n’ont pas réussi à faire disparaître les «avortements clandestins» et ont contribué à la «croissance de la dénatalité, et souvent, à la dégradation de la morale publique».

Pour Jean Paul II «ces lois manifestent une forme non correcte de démocratie parce qu’elles proposent un concept réducteur de sociabilité, et révèlent une carence d’engagement de la part de l’Etat pour ce qui est de la promotion des valeurs». Il souhaite que ces valeurs puissent se traduire par une «claire affirmation du droit à la vie dans les chartes internationales et dans les lois nationales».

Le pape donne le chiffre de 40’000 enfants «sauvés» de l’avortement par l’intervention du mouvement pour la vie en Italie, par l’assistance apportée aux femmes en difficulté. Il encourage cette aide concrète. Un résultat si prometteur, dit-il, montre que lorsqu’on lui offre un appui concret, la femme, en dépit de problèmes et de conditionnements même parfois dramatiques, est en mesure de faire triompher à l’intérieur d’elle-même le sens de l’amour, de la vie, de la maternité.

L’action des volontaires du mouvement doit être rendue plus efficace, demande le pape, par une plus grande solidarité et par leur présence «à l’intérieur des structures sanitaires publiques». Il encourage les paroisses et les diocèses à mettre en place des structures d’aide.

«Le respect de la vie de sa conception à la mort naturelle constitue, ajoute Jean-Paul II, le point essentiel de la question sociale moderne». Il dénonce en particulier, dans les pays en voie de développement, de «pernicieuses campagnes anti-natalistes».

Le pape rappelle l’urgente nécessité de s’engager dans la promotion et la défense de l’institution familiale, première ressource de la société humaine, surtout en référence au don des enfants et à l’affirmation de la dignité de la femme. «En effet, affirme le pape, nombreux sont ceux qui, considérant la dignité de la femme comme personne, comme épouse, comme mère, voient dans la législation pour l’avortement une défaite et une humiliation pour la femme et sa dignité même» (apic/imed/ab)

19 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!