Italie: Les capucins ouvrent l’»Oasis franciscaine», une discothèque d’un genre particulier
Pour lutter contre les accidents, des fleurs au lieu d’alcool
Cosenza, 16 février 2004 (Apic) Pour lutter contre les accidents qui déciment les jeunes à la sortie des discothèques le samedi soir, des capucins de Cosenza, au sud de l’Italie, ont ouvert les portes de leur complexe religieux. L’»Oasis franciscaine» de la ville calabraise abrite désormais une discothèque d’un genre particulier. On y offre aux filles des fleurs au lieu d’alcool.
A l’origine de cette action de prévention, le Père capucin Fedele Bisceglia, ancien missionnaire en Afrique. Il décidé de descendre dans l’arène pour lutter contre la drogue et la mort des jeunes en fin de semaines, victimes d’accidents de la route souvent dus à l’excès d’alcool, rapporte «Vidimus Dominum», l’agence d’information des jeunes religieux consacrés. Le local, qui offre deux pistes de danse, peut accueillir en tout deux cents personnes.
Une Discothèque Franciscaine ouverte à tous
Le Père Fedele a décidé de créer la discothèque à la lecture des statistiques et en entendant les nouvelles diffusées à la fin du week-end sur le nombre important de jeunes tués dans des accidents de la route suite à l’excès de boissons alcooliques et à l’absorption de drogue dans les discothèques. «Ainsi est née l’idée de construire une discothèque dans laquelle l’alcool est remplacé par d’autres boissons non alcoolisées et la drogue par les fleurs que chaque jeune homme pourra offrir à sa fiancée ou à d’autres filles».
«La Discothèque Franciscaine n’est pas seulement fréquentée, comme on pourrait le croire, par les jeunes de la paroisse mais aussi par d’autres», précise le capucin audacieux. Qui avait choisi comme slogan pour la soirée de la Saint-Valentin: danse sans défonce, fleurs contre tabac et eau contre alcool. L’»Oasis Franciscaine», en activité depuis trois ans, est une structure d’accueil ouverte jour et nuit. Plus de trois cents personnes s’adressent quotidiennement à la structure pour demander de la nourriture, un logement et des soins médicaux. 60% d’entre elles sont des immigrés en provenance des pays du Sud. (apic/vid/be)



