La crise des vocations est en rapport avec la crise de la famille

Italie: Les Franciscains confrontés à une baisse des effectifs

Assise, 10 octobre 2000 (APIC) L’Ordre des Frères Mineurs connaît une baisse significative des effectifs. Pour plancher sur ce problème, un Congrès international réunissant les animateurs de la pastorale des vocations au sein de l’ordre est en cours à Assise. En huit ans, départs et décès ont amené une diminution de 1’570 frères. Cette baisse se vérifie dans toutes les zones, à l’exception de l’Europe de l’Est.

Le Congrès d’Assise, qui a lieu du 7 au 29 octobre, se penche sur la baisse significative des effectifs au sein de l’Ordre des Frères Mineurs. Selon une analyse servant de base à la discussion, les causes sociales et psychologiques de cette baisse sont «l’identité fragmentaire» des jeunes, «la crise de la famille», ainsi que «la fragilité et l’instabilité psychoaffective». Saint François d’Assise, même de nos jours, «exerce une grande attraction sur les jeunes d’aujourd’hui», relève le document. Par contre, c’est la vie des frères qui, parfois, apparaît distante. D’après l’analyse en effet, les jeunes voient les franciscains loin des problèmes et des nécessités des hommes d’aujourd’hui.

Selon des statistiques, l’Ordre des Frères Mineurs enregistre une baisse. Le nombre de laïcs diminue et la «persévérance est généralement faible». En effet, au cours des huit dernières années, les départs et les décès ont amené une diminution totale de 1’570 frères. En outre, la diminution s’est vérifiée dans toutes les zones, à l’exception de l’Europe de l’Est.

Difficile intégration dans les Eglises locales

L’une des conclusions du document de travail est que l’on ne peut plus accepter que les évêques et les curés mettent au second plan la vie religieuse. La seconde et la troisième partie du document, consacrées à l’analyse de la pastorale des vocations telle qu’elle se déroule, soulignent que de nouvelles énergies sont investies de plus en plus fréquemment pour fournir des itinéraires de formation renouvelés et riches en contenus. Toutefois, l’intégration est difficile au niveau des Eglises locales, car «dans la vie des communautés chrétiennes, la vie religieuse n’est pas sérieusement prise en considération».

D’après l’analyse, «Les frères se plaignent que les évêques et les curés connaissent peu la vie religieuse» et, en général, «ne voient pas avec sympathie» la pastorale des vocations faite par les religieux, «car ils craignent que l’on soustraie des vocations aux séminaires».

En ce qui concerne la vie à l’intérieur des communautés franciscaines, c’est le principe de la délégation qui domine. C’est ce qui explique que seul l’animateur ou le coordinateur s’occupe de pastorale des vocations, alors qu’il s’agit d’une tâche qui incombe à toute la communauté. Et les domaines d’intervention concernent soit les jeunes au sens spécifique du terme, soit la pastorale familiale, car «ce n’est pas un hasard si la crise des vocations coïncide avec une forte crise de la famille». Le document de travail suggère alors que les itinéraires proposés doivent comporter des contenus précis d’approfondissement dans la foi, ainsi que des contenus franciscains spécifiques. (apic/cip/vd/fm)

10 octobre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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