Le soutien des cardinaux Bertone et Ruini à Mgr Bagnasco
Italie: Menace de mort contre le président des évêques italiens
Rome, 30 avril 2007 (Apic) Après les menaces d’intimidation adressées à Mgr Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes et président des évêques italiens, les cardinaux Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, et Camillo Ruini, vicaire de Rome, lui ont apporté leur soutien sans faille.
Le 29 avril 2007, la presse italienne a révélé que le président de la Conférence épiscopale italienne avait reçu, le 27 avril, une enveloppe contenant une balle et une photo de lui barrée d’une croix gammée.
«Il est nécessaire que l’Italie soutienne Mgr Bagnasco et ne le laisse pas seul», a déclaré le cardinal secrétaire d’Etat à l’issue d’une messe célébrée à Rome dans la soirée du 29 avril. «Je ne peux rien dire de plus. Je suis un ami de Mgr Bagnasco et nous nous soutenons mutuellement», a encore indiqué le cardinal Bertone, prédécesseur de Mgr Bagnasco à l’archevêché de Gênes.
Son prédécesseur à la tête des évêques italiens, le cardinal Camillo Ruini, a pour sa part fermement condamné les menaces adressées à son successeur depuis le 7 mars. «Bien entendu, c’est un geste inqualifiable qui cache probablement une volonté d’intimidation», a déclaré le cardinal vicaire de Rome au «Corriere della Sera», le 30 avril.
«Face à toute tentative d’intimidation, il est bon que tous sachent que nous parlerons, si nécessaire, de façon encore plus forte et plus claire», a conclu le cardinal Ruini.
Suite à la découverte d’un graffiti hostile sur le portail de la cathédrale de Gênes au début du mois d’avril, Mgr Bagnasco a été placé sous protection policière. Des inscriptions menaçant ou critiquant l’archevêque de Gênes ont ensuite été peintes sur les murs d’églises à Florence, Bologne ou encore Bergame.
Interrogé par l’agence Ansa, un porte-parole de la curie de Gênes a estimé que ces intimidations relevaient de «petites franges d’exaltés» qui reprocheraient à l’épiscopat italien ses interventions dans les domaines sociaux et politiques. L’Eglise en Italie lutte contre le projet de loi du gouvernement reconnaissant les unions de fait homosexuelles et hétérosexuelles. (apic/imedia/hy/pr)



