Rapprocher les différents domaines du savoir

Italie: Nouvel Institut universitaire des Focolari à Loppiano

Florence, 9 décembre 2008 (Apic) Le 1er décembre a été inauguré à Loppiano, près de Florence, l’Institut universitaire des Focolari «Sophia». Son objectif est de rapprocher les différents domaines du savoir. Cet Institut a été voulu par la fondatrice du mouvement, Chiara Lubich, décédée en mars de cette année.

Originaire de Trente, en Italie du Nord, Chiara Lubich est décédée à 88 ans le 14 mars à Rocca di Papa, près de Rome. Né pendant la Seconde Guerre mondiale, le mouvement des Focolari possède aujourd’hui des antennes dans 182 pays et a des millions de sympathisants dans le monde entier, dont 30’000 en Suisse. Ils sont de confession catholique, mais également de toute religion et croyances.

De nombreux hôtes suisses ont participé à la cérémonie d’inauguration de cette nouvelle institution. 40 étudiants ont l’occasion de chanter l’hymne composée par eux-mêmes pour cette occasion. Près de 2000 personnes intéressées, dont des recteurs et professeurs d’universités venus d’Inde, des Etats-Unis, de Thaïlande, des Philippines, du Kenya, du Japon, du Venezuela, mais aussi des responsables politiques, des parlementaires, des ambassadeurs et des représentants de l’oecuménisme, du judaïsme, de l’islam et de l’hindouisme, ont exprimé par leur présence leur joie à propos de la fondation de l’Institut universitaire «Sophia».

Un rêve se réalise

Maria Voce, présidente du mouvement des Focolari et vice-présidente du nouvel Institut, s’est réjouie de cette inauguration. «Aujourd’hui se réalise un grand désir de Chiara Lubich». La fondatrice du mouvement était convaincue que le charisme qu’elle avait reçu de l’Esprit Saint pourrait un jour conduire à une nouvelle manière de penser.

C’est Chiara Lubich qui a elle-même choisi le terme grec de «Sophia», la sagesse, parce qu’elle voulait que tous les domaines du savoir (philosophie, théologie, sciences économiques et politiques, médecine et psychologie) contribuent tous ensemble au développement intégral de la personne humaine et de la société.

Développer des espaces de rationalité

Piero Coda, jusqu’ici professeur de théologie à l’Université du Latran et désormais recteur de l’Institut universitaire «Sophia», a insisté sur le rôle d’un tel Institut dans le cadre de l’actuelle «fragmentation du savoir». Il a aussi fait remarquer qu’une telle institution peut rendre possible un dialogue fructueux. La particularité d’un tel Institut est de rapprocher les secteurs du savoir et de contribuer à ce que les religions s’ouvrent les unes aux autres en vue d’établir la paix entre les hommes.

Des hôtes avaient fait le déplacement de la Suisse, dont le physicien Ugo Amaldi, qui fut collaborateur durant de longues années au CERN à Genève avant d’enseigner la physique médicale à l’Université Bicocca de Milan, et le pasteur luthérien Paul Isaak, professeur de missiologie à l’Institut oecuménique de Bossey (Genève), qui a apporté les salutations du secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE). (apic/ak/be/js)

9 décembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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