Italie: Pacs à l’italienne: vive réaction du directeur de «L’Osservatore Romano»
«Nous ne nous tairons pas», affirme Mario Agnes
Rome, 14 février 2007 (Apic) «Nous ne nous tairons pas car nous ne sommes pas habitués à nous taire», a déclaré Mario Agnes, directeur de «L’Osservatore Romano», dans la soirée du 13 février 2007, cinq jours après l’adoption par le Conseil des ministre italien d’un projet de loi reconnaissant le droit des concubins.
Le directeur du quotidien du Saint-Siège intervenait lors de la présentation au Vatican d’un recueil de textes de Benoît XVI sur le mariage et la famille.
Mario Agnes a rappelé en premier lieu les propos de Benoît XVI devant la curie romaine, le 22 décembre 2006, qui avait affirmé ne pas pouvoir «taire (sa) préoccupation concernant les lois sur les unions de fait». «Une préoccupation du pape ne peut pas ne pas être une préoccupation de ’L’Osservatore Romano’», a alors indiqué Mario Agnes, précisant que son quotidien était «un journal qui regarde les évènements et l’histoire avec les yeux de l’Eglise».
Le directeur du quotidien du Saint-Siège a souhaité «que cela soit clair pour tous». Interrogé pour savoir si son journal inviterait les catholiques italiens à manifester leur mécontentement en descendant dans la rue, Mario Agnes a précisé qu’il se contentait d’écrire. «Nous écrivons, et d’où que viennent les obstacles pour atténuer nos interventions, nous répondrons dans la ligne du pape», a-t-il conclu.
Mario Agnes est intervenu lors de la présentation, dans les locaux de Radio Vatican d’un nouveau «cahier de L’Osservatore Romano» intitulé «La vérité sur la famille, le mariage et les unions de fait dans les textes de Benoît XVI». Cet opuscule en italien de quelque 80 pages reprend ainsi 18 interventions du pape sur ce thème, entre mai 2005 et février 2007, accompagné de 4 réflexions d’auteurs catholiques.
Adopté le 8 février dernier par le gouvernement de Romano Prodi, le projet de loi italien sur «les droits des personnes vivant en couple», baptisé «Dico» (Diritti dei conviventi, droits des concubins) reconnaît les couples homosexuels ainsi que les couples hétérosexuels non mariés et leur accorde un certain nombre de droits, notamment en matière d’héritage ou de couverture sociale. (apic/imedia/ami/pr)



