Le cardinal Ruini réaffirme la position de l’Eglise
Italie: Pilule dite du lendemain
Rome, 2 novembre 2000 (APIC) Les pharmaciens italiens ne doivent pas être obligés de vendre la «pilule du lendemain», s’insurge le cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne et vicaire de Rome. Selon lui, ils ont parfaitement le droit de faire de «l’objection de conscience». La position du cardinal s’inscrit dans la foulée des réserves émises par l’Académie pontificale pour la vie le 31 octobre, face à l’autorisation de la mise en vente de cette pilule en Italie.
Au milieu de la polémique suscitée dans le milieu politique à la suite de cette réaction du Saint-Siège, le cardinal Ruini est en effet intervenu lui-même sur le sujet. Le président de la Conférence épiscopale italienne insiste, en ce qui le concerne, sur le fait que la «pilule du lendemain» est une «pilule abortive» et non pas simplement une «contraception d’urgence».
Pour lui, il est donc «hautement préoccupant» que la décision de la mettre sur le marché ait été prise par le ministre de la Santé, sans tenir compte de la loi 194, qui, tout en légalisant l’avortement en Italie, permet toutefois aux membres du personnel sanitaire de refuser d’y collaborer, en recourant à «l’objection de conscience». «Il n’est pas justifiable d’enlever ce droit aux pharmaciens», affirme pour sa part le cardinal Ruini.
De son côté, le ministre italien de la Santé, Umberto Veronesi, justifie sa décision en soulignant que la mise en vente de la «pilule du lendemain» permet à l’Italie d’être dans les normes du reste de l’Union européenne. Mais pour le cardinal Ruini, «les normes de ce genre ne peuvent en aucun cas prévaloir sur une loi nationale approuvée par le parlement». (apic/imed/pr)



