Thérèse de Lisieux dialogue avec Nietzsche
Italie: Première d’une pièce de Soeur Bridget Edman
Rome, 17 mai 2000 (APIC) Deux «vies parallèles» au moment critique de la mort, Thérèse de Lisieux et Friedrich Nietzsche: c’est ce qu’évoque la pièce de Soeur Bridget Edman «Les roses ont des épines», basée sur la rencontre imaginaire entre ces deux esprits apparemment si éloignés.
Elle vient d’être présentée en première au Théâtre Saint Matthieu, à Plaisance, en Italie. L’an dernier, Soeur Bridget Edman avait remporté le premier prix au Concours International de théâtre religieux organisé par la Commission artistique et culturelle du Jubilé et sponsorisé par la Fondation de la Caisse d’épargne de Plaisance et Vigevano, pour son oeuvre dont l’originalité, la force et la finesse avaient conquis les juges.
C’est une même vocation d’ermite qui conduit les pas solitaires de l’auteur de Zarathoustra loin de la foule des hommes médiocres, des hypocrites qui, au nom de la Croix, s’assurent les honneurs, la sécurité et le confort, et qui pousse la jeune adolescente, Thérèse, à choisir la clôture. Elle fait ce choix aussi à cause de l’exemple médiocre d’un groupe avec lequel elle se trouve en pèlerinage à Rome.
Soeur Bridget Edman met en contact deux pensées, deux penseurs. Elle crée un dialogue entre des intelligences, entre des esprits. Elle met en scène une ambiance de vibration psychologique intense.
Née en Suède, membre de l’Eglise luthérienne et convertie au catholicisme, Bridget Edman est religieuse carmélite au Cap, en Afrique du Sud. Elle se consacre à des études sur la foi et la philosophie depuis plusieurs années. (apic/zn/pr)




