Des centaines d’églises endommagées
Italie: premiers bilans du tremblement de terre du 26 septembre
Rome, 30 septembre 1997 (APIC) Le violent tremblement de terre qui a touché des provinces italiennes de l’Ombrie et des Marches a endommagé ou détruit plusieurs centaines d’églises historiques.
Les diocèses les plus touchés sont ceux de Spoleto, Foligno et bien sûr Assise où une partie de la voûte de la basilique St-François s’est effondrée en tuant quatre personnes. Seul le diocèse de Foligno est actuellement en mesure de fournir des chiffres exacts. Selon le vicaire général, 150 églises ont été fermées à cause des dégâts du tremblement de terre; quinze se sont écroulées, douze autres sont menacées d’effondrement. Les dommages ne sont pas encore évalués, mais ils pourraient se monter jusqu’à 80 millions de francs, estime le vicaire général. Outre celles de la cité de Foligno, de nombreuses églises de la région montagneuse dont un édifice roman inestimable ont été touchées.
A l’archevêché de Spoleto Nocera, sans pouvoir donner de chiffres précis, on parle d’une centaine d’églises endommagées. Un inventaire des dégâts est en cours. A Spoleto la cathédrale et l’église San Filipo ont le plus souffert. Uniquement pour ces deux bâtiments, on estime le montant des rénovations à 8 millions de francs.
A Assise, on parle de plusieurs centaines d’églises couvents et chapelles endommagés dans tout le diocèse. Des centaines de religieux et de religieuses ont dû quitter leur couvent pour trouver asile ailleurs. Dans certains monastères, les religieux dorment dans des tentes dressées dans les jardins.
Dans le diocèse de Perugia, 56 églises ont subi des dommages et ont été fermées mais aucune n’est menacée d’écroulement.
Selon l’état-major de crise du Ministère des travaux publics italiens, les dégâts aux églises, chapelles, couvents et autres édifices historiques annoncés jusqu’à présent se chiffrent déjà à 60 millions de francs. En Italie, les bâtiments religieux sont propriété de l’Eglise mais l’Etat est responsable de la conservation des bâtiments historiques. (apic/cic/mp)



