La presse italienne s’en prend à l’évêque auxiliaire de Florence

Italie: Scandale sexuel dans l’Eglise florentine

Florence, 20 septembre 2007 (Apic) La presse de la Péninsule fait état, le 19 septembre, d’un scandale sexuel qui n’en finit pas de rebondir. L’Eglise florentine est sous le choc. Des compléments d’enquête sont en cours à propos des délits aujourd’hui prescrits, commis par Don Lelio Cantini et sanctionnés à l’époque par l’Eglise locale.

Pratiques sadomaso et menaces sur les témoins de ces orgies, telles seraient les nouvelles accusations qui empoisonnent l’air au sein de l’Eglise florentine, dont fait état une partie de la presse italienne.

La presse relève que l’évêque auxiliaire de Florence est éclaboussé par ces rumeurs. Le prélat se trouve être le disciple préféré de don Lelio Cantini, prêtre florentin de 82 ans, reconnu coupable d’abus sexuels sur des mineures entre 1973 et 1987 et qui vit depuis, protégé des médias derrière les murs d’un couvent. L’enquête interne de l’Eglise locale avait établi à l’époque les faits concernant don Lelio. Le prêtre était accusé au terme d’un procès canonique pour des actes lointains dans le temps et juridiquement prescrits: Abus sexuels assortis de «faux mysticisme et de «contrôle sur les consciences».

Le prélat avait été privé d’exercer toute activité ecclésiale. Au moins une vingtaine de femmes ont peu à peu livré des témoignages sur les abus qu’elles auraient été contraintes de subir, certaines étant alors mineures.

Quant à Mgr Claudio Maniago, qui a toujours soutenu le prêtre accusé, il est soupçonné par des témoins d’avoir toujours su ce qui se passait dans la double vie de don Cantini, présenté par la presse comme «son père spirituel» et de l’avoir couvert.

«Rencontres sexuelles»

Mais l’on exhume encore des témoignages là autour. Selon la presse italienne datée du 19 septembre 2007, de nouvelles «rencontres sexuelles», entre hommes, cette fois, auraient eu lieu il y a dix ans , impliquant deux, voire trois ecclésiastiques selon des indiscrétions faisant état de témoignages recueillis par le Parquet florentin. Quant au haut prélat autour duquel l’étau se resserre, il n’est pas formellement inscrit sur la liste des personnes sous enquête interne et a même reçu une note rassénérante de la présidence de la Conférence épiscopale toscane exprimant «sa plaine confiance et affectueuse solidarité à Mgr Claudio Maniago, objet d’insinuations et de suspicions absurdes, alimentées de «fuites» qui laissent déconcertés»

Le père Francesco Romano, désigné le 30 juin 2007 comme juge d’instruction délégué par le cardinal archevêque de Florence procède à des compléments d’enquête à propos des délits commis par Don Lelio Cantini», indique le diocèse de Florence (apic/stampa/ag/vb)

20 septembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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