Le cardinal Ruini critique le gouvernement D’Alema
Italie: Session du Conseil permanent de l’épiscopat
Rome, 21 septembre 1999 (APIC) Le statut des écoles privées, la sécurité publique, la procréation médicalement assistée et la discrimination sexuelle seront les quatre principaux sujets de la réunion du Conseil permanent de l’épiscopat italien qui se tient à Rome jusqu’au 23 septembre. Dans son discours inaugural, le cardinal Camillo Ruini a exprimé des critiques inhabituelles au gouvernement de Massimo D’Alema, coupable d’être nettement en retrait par rapport à celui de son prédécesseur Romano Prodi.
Citant explicitement plusieurs projets de loi actuellement discutés en Italie, le cardinal Camilllo Ruini, vicaire du pape pour la ville de Rome et président de la Conféérence épiscopale a clairement souligné les reculs et les ambiguïtés dans les mesures concernant les écoles, qui » risquent de rendre encore plus difficile la tâche des écoles privées». Pour le cardinal, sans dimension économique, la parité scolaire reste une expression illusoire et ambiguë. La question devrait être approfondie lors d’une Assemblée nationale sur l’école catholique italienne qui se déroulera à Rome du 27 au 30 octobre 1999, et dont la conclusion aura lieu sur la Place Saint-Pierre en présence de Jean Paul II.
Le cardinal Ruini a par ailleurs insisté dans son discours d’ouverture sur la nécessité des efforts de l’Etat pour sortir de situations inacceptables en matière d’ordre public, et satisfaire le besoin élémentaire de sécurité.
Concernant les projets de loi sur la procréation médicalement assistée, le Président de la Conférence des évêques italiens a parlé de dispositions «pas du tout satisfaisantes», et mis l’accent sur la très grande importance de l’engagement tenace et cohérent de ceu «qui ont à coeur la protection de la vie humaine, les droits de l’enfant dès sa conception, et la valeur de la famille».
Enfin, le cardinal Ruini a évoqué un autre projet de loi italienne, relatif aux discriminations sexuelles. «Il faut repousser les discriminations contre les personnes», a affirmé le cardinal, mais sans pour autant rendre «socialement insignifiante» la complémentarité de l’homme et de la femme. (apic/imed/mp)




