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Paris: Forum international sur les droits de l’enfant (281195)

Les épouses de 26 chefs d’Etat ou de gouvernement s’engagent

Paris, 28 novembre(APIC) Le Forum international sur les droits de l’enfant

qui a réuni lundi à Paris les épouses de 26 chefs d’Etat ou de gouvernement

a permis de rappeler avec force à la communauté internationale les engagements pris il y a six ans lors de la signature de la convention des Nations

Unies sur les drois de l’enfant.

Pour Amin Fahim, président du Bureau international catholique de l’enfance, (BICE) cette rencontre, plus qu’un éclat médiatique temporaire doit

avoir un effet durable.

Les «premières dames» ne se sont pas contentées de déclarations diplomatiques ou officielles, souligne Amin Fahim. «J’ai découvert que toutes

étaient personnellement engagées dans la solutions des problèmes sociaux de

leur pays. Certaines ont lancé un appel pour un travail à long terme à

l’échelon mondial. La princesse Caroline de Monaco a ainsi proposé la création d’un observatoire européen apte à repérer et à dénoncé les multiples

dérives contre les droits de l’enfant, à travers la violence télévisuelle,

la drogue, la pornographie, l’exploitation dans le travail ou la prostitution.

Le rapport de cette journée sera transmis aux autorités compétentes de

chaque pays. Dès l’an prochain l’UNESCO organisera pour toutes les personnes impliquées une université d’été afin de coordonner leur action au service des enfants maltraités. Amin Fahim attend beaucoup d’une action qui

engloberait à la fois les organisations non-gouvernementales et les structures étatiques.

Amin Fahim se dit encore à 100% favorable à un droit d’ingérence dans le

domaine des droits de l’enfants, à condition qu’une charte de l’ONU dans ce

sens soit adopté par les Etats membres. «Mais ce sera long, estime-t-il car

les Etats-Unis veulent être les seuls à l’exercer. Le droit d’ingérence revient malheureusement au plus fort alors qu’il devrait être exercé collégialement.»

Cette manifestation parisienne était l’une des dernières pour Amin Fahim

en tant que président du BICE. A la direction de l’oeuvre catholique, Amin

Fahim a toujours cherché à impliquer davantage les acteurs sur le terrain.

Aujourd’hui il passe la main pour retourner en Egypte où il espère pouvoir

aider ses compatriotes à trouver de vraies réponses face à la montée du

fondamentalisme. (apic/jcn/mp)

28 novembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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