«J’ai seulement voulu expliquer la doctrine de l’Eglise»

Berne: Les évêques suisses reviennent sur la «pilule du lendemain»

Berne, 7 mars 2013 (Apic) Le évêques suisses ne se sont pas prononcés formellement sur la «pilule du lendemain» en cas de viol. La commission de bioéthique de la Conférence des Evêques suisses (CES) est en train d’étudier la question et n’a pas encore fait de recommandations, précise le 7 mars Walter Müller, porte-parole de la CES.

Lors de leur conférence de presse jeudi à Berne, les évêques suisses sont revenus sur les articles de presse de la veille concernant la «pilule du lendemain» pour les femmes victimes de viol. Ils ont démenti toute prise de position formelle sur la question. Le porte-parole de la CES Walter Müller avait laissé entendre mercredi que les évêques suisses avaient décidé d’autoriser ce moyen contraceptif.

«J’ai seulement voulu expliquer la doctrine de l’Eglise», nuance Walter Müller. «Cette doctrine dit qu’il est légitime que les victimes se protègent en cas de viol. Ce sont des principes généraux».

Pas de rapport de la commission de bioéthique

Les évêques suisses attendent le rapport de leur commission de bioéthique, qui étudie toujours la question. Les experts doivent déterminer comment la «pilule du lendemain» agit. En effet, pour la CES, la «pilule du lendemain» ne peut être autorisée qu’en tant que moyen contraceptif, et non abortif.

«Le médicament ne doit en aucun cas contribuer à la mort d’une vie humaine, qui commence au moment de la fécondation de l’ovule», rappelle Walter Müller. «La pilule a-t-elle un effet contraceptif ou abortif? Toute la difficulté de la commission de bioéthique est là, car actuellement les études aboutissent à des résultats divergents», conclut-il. (apic/cw)

7 mars 2013 | 17:49
par webmaster@kath.ch
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