Japon: Décès du cardinal Fumio Hamao à l’âge de 77 ans
Hommage de Benoît XVI à ce «témoin dévoué de l’Evangile»
Tokyo, 9 novembre 2007 (Apic) Le cardinal japonais Fumio Hamao est décédé le 8 novembre à Tokyo à l’âge de 77 ans. Dans un télégramme de condoléances, Benoît XVI a salué la figure de l’ancien président du Conseil pontifical pour les migrants, qui n’avait pourtant pas la langue dans sa poche pour égratigner la curie romaine.
Après le consistoire du 24 novembre prochain, le collège cardinalice devrait compter 201 membres, dont 120 électeurs de moins de 80 ans.
Benoît XVI a qualifié celui qui fut président du Conseil pontifical pour les migrants et les personnes en déplacement de 1998 à 2006 de «témoin dévoué de l’Evangile», dans un télégramme adressé le 9 novembre à l’archevêque de Yokohama. Le pape a souligné le «vif soucis des pauvres» de celui qui fut archevêque de Yokohama de 1980 à 1998. Le souverain pontife a aussi adressé un bref télégramme à la soeur du cardinal Hamao, l’assurant de sa prière personnelle pour le défunt.
Né à Tokyo le 9 mars 1930, Stephen Fumio Hamao avait étudié au Collège de l’Urbanianum à Rome de 1951 à 1958, et à l’Université grégorienne, où il fut diplômé en droit canon en 1962. Ordonné prêtre le 21 décembre 1957, il fut ordonné évêque en avril 1970.
De 1970 à 1979, il fut aumônier des étudiants catholiques de l’archidiocèse de Tokyo, dont était évêque auxiliaire. En 1980, il fut nommé évêque de Yokohama. Il quitta sa charge en 1998, date à laquelle il fut nommé président du Conseil pontifical pour les migrants et les personnes en déplacement.
«Trop de diplomates en poste à la curie»
Après son départ du Vatican, en avril 2006, le cardinal japonais avait regretté que la curie romaine ait peu de considération pour les Eglises d’Asie. «Nombreux sont les gens au Vatican qui pensent que les Asiatiques et les Africains sont peut-être un peu trop jeunes dans la foi chrétienne et doivent parfaire leur formation», avait lancé le cardinal. «Je pense qu’ils nous perçoivent un peu comme des personnes de deuxième ou troisième classe», avait-il aussi déclaré, regrettant aussi le nombre trop important de diplomates en poste à la curie. Benoît XVI l’avait reçu une dernière fois en audience dans la matinée du 5 octobre 2007. (apic/imedia/ms/ami/bb)



