55e anniversaire de l’explosion de la bombe atomique, le 6 août
Japon: Pax Christi International salue la ville de Hiroshima et son messages de paix
Bruxelles, 26 juillet 2000 (APIC) Pax Christi International a envoyé le 25 juillet un message au maire japonais de Hiroshima, Tadatoshi Akiba, pour saluer son initiative d’afficher des messages de paix pour le nouveau millénaire dans le cadre du Musée attaché au Mémorial de la Paix.
Le message du mouvement catholique pour la paix a été envoyé une dizaine de jours avant la célébration du 55e anniversaire de l’explosion de la première bombe atomique, qui fut lâchée le 6 août 1945 sur Hiroshima et fit quelque 130’000 victimes, dont 80’000 morts.
Depuis, relève Paul Lansu, secrétaire de Pax Christi International à Bruxelles, la ville de Hiroshima a continuellement cherché à informer le monde de la cruelle tragédie causée que représente la bombe atomique. La cité japonaise a également multiplié ses protestations contre les essais nucléaires partout dans le monde et n’a jamais cessé de réclamer une abolition totale de l’armement nucléaire.
Dans son message au maire japonais T. Akiba, le mouvement catholique international rappelle qu’il est lui-même issu d’une initiative franco-allemande prise en 1945 pour faire oeuvre de paix, de justice et de réconciliation au lendemain de la seconde guerre mondiale. Dès le début, rappelle le message envoyé à Hiroshima, Pax Christi a entrepris diverses démarches pour que soit éliminée l’arme atomique.
En pleine guerre froide entre les Etats-Unis et l’ex-Union Soviétique, le mouvement a continué à plaider, tant avec les gouvernements qu’avec les responsables d’Eglise, pour que l’on abandonne l’idée d’une «destruction mutuelle assurée»: ce moyen de prévenir la guerre n’a jamais paru aussi dérisoire que durant la guerre froide.
55 ans après la tragédie provoquée par la première bombe nucléaire, l’expérience d’Hiroshima, insiste Pax Christi, doit rester une illustration vivante de ce que le Concile Vatican II soulignait en 1965 dans sa Constitution pastorale «Gaudium et Spes» sur l’Eglise dans le monde de ce temps: «Tout acte de guerre qui tend indistinctement à la destruction de villes entières ou de vastes régions avec leurs habitants est un crime contre Dieu et contre l’humanité, qui doit être condamné fermement et sans hésitation».
Des pas décisifs?
Pax Christi relève par ailleurs que d’importants progrès ont été faits depuis la fin de la guerre froide. Le Vatican s’y est particulièrement employé, observe le mouvement, en citant les interpellations régulières du Saint-Siège auprès des Nations Unies et sa dénonciation du «nucléarisme institutionnel» des Etats qui se sont dotés de l’arme atomique.
L’espoir, poursuit le mouvement, est désormais que la nouvelle Conférence sur le Traité de non-prolifération des Armes Nucléaires encouragera les Etats à faire des pas décisifs pour éliminer tout arsenal nucléaire et pour parvenir finalement à un désarmement nucléaire complet.
La plupart des Etats y semblent prêts. Mais il reste encore «pas mal d’obstacles à vaincre au cours du nouveau millénaire», note Pax Christi, avant d’assurer le maire d’Hiroshima de la solidarité d’un vaste mouvement catholique engagé pour la paix (apic/cip/pr)



