Japon: Pressions pour des excuses officielles du pays à l’égard des «femmes de réconfort»
Le chef du Conseil chrétien nippon salue une résolution des EU
Tokyo, 10 août 2007 (Apic) Le chef du Conseil chrétien du Japon s’est félicité d’une résolution adoptée par la Chambre des représentants des Etats-Unis demandant que Tokyo présente des excuses officielles pour le système d’esclavage sexuel mis en place pendant la seconde guerre mondiale, dont les victimes étaient appelées par euphémisme «femmes de réconfort».
«L’Etat japonais devrait reconnaître sa responsabilité et présenter des excuses officielles», a déclaré à l’Agence oecuménique ENI le pasteur Toshimasa Yamamoto, secrétaire général du Conseil chrétien national du Japon (NCCJ), suite à l’annonce de la résolution adoptée aux Etats-Unis.
La résolution, adoptée à l’unanimité suite aux délibérations qui ont eu lieu le 31 juillet, affirme: «L’Etat japonais devrait officiellement reconnaître, présenter des excuses et accepter sa responsabilité historique, clairement et sans équivoque». Cette résolution a été présentée par Mike Honda, un nippo-américain représentant le Parti démocrate à la chambre basse du Congrès des Etats-Unis, qui a affirmé que l’adoption de la résolution n’était qu’un début. «Elle envoie un signal fort à la communauté politique japonaise.»
Le pasteur Yamamoto, de l’Eglise méthodiste unie, a déclaré : «Cette résolution se rapproche de ce que les chrétiens de Corée et du Japon recherchent depuis si longtemps.» Il a ajouté : «Le NCCJ, principalement par le biais de sa commission féminine, continuera à traiter la question des ’femmes de réconfort’ en collaboration avec les chrétiens de Corée et les associations citoyennes.»
Le 31 juillet, trois associations citoyennes du Japon, notamment le réseau japonais Violence contre les femmes en temps de guerre, co-dirigé par Rutsuko Shoji, membre de l’Eglise unie du Christ au Japon, ont suggéré dans une déclaration que l’Etat japonais présente des excuses aux victimes de l’esclavage sexuel. Ces associations ont précisé qu’elles devaient être présentées «de manière officielle et formelle», et que des mesures devaient être prises pour montrer au monde que ces excuses sont sincères.
La déclaration a été approuvée par 32 organisations du Japon, notamment par six groupes chrétiens, comme la commission féminine du NCCJ, le Conseil catholique du japon pour la justice et la paix et l’Organisation féminine chrétienne du Japon. (apic/eni/pr)



