«Je comprendrai mieux quand je serai à Rome»

Rome: Mgr Parolin confie ne pas connaître les raisons exactes de sa nomination

Rome, 6 septembre 2013 (Apic) Dans une interview diffusée sur Radio Splendid, une station argentine, le 5 septembre 2013, le futur secrétaire d’Etat du Saint-Siège, Mgr Pietro Parolin, a confié qu’il ne connaissait pas les raisons précises de sa récente nomination par le pape François. Celui qui demeure nonce apostolique au Venezuela jusqu’au 15 octobre a par ailleurs insisté sur l’importance pour l’Eglise universelle de comprendre la «richesse» de l’Amérique latine.

Mgr Parolin, plutôt discret, n’est pas coutumier des interviews publiques. Pourtant, il s’est confié sur plusieurs sujets à une radio argentine, rapidement repris par la presse du continent. Interrogé sur le choix du pape de le nommer ›numéro deux’ du Vatican, il a assuré qu’il n’en connaissait pas les motivations. «J’ai très peu parlé avec le pape, a-t-il affirmé, quand je serai à Rome, je comprendrai plus en détail d’où est née sa décision de me confier une charge si difficile et si délicate». Le nom de Pietro Parolin, diplomate apprécié et à la carrière exemplaire, a très tôt circulé dans la presse spécialisée comme possible successeur du cardinal Tarcisio Bertone.

Unir les fonctions de toujours aux multiples instances

En outre, selon le nonce au Venezuela, la commission de 8 cardinaux voulue par le souverain pontife pour l’aider à réformer la curie «cherchera à unir les fonctions de toujours aux multiples instances et aux nouveaux organismes» considérés comme nécessaires à l’amélioration du gouvernement de l’Eglise universelle.

Le futur secrétaire d’Etat s’est également exprimé sur l’initiative du pape François de lancer une Journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie. «Au-delà des mots, a-t-il souligné, cette convocation a pour but de faire quelque chose. En principe, quelque chose de spécifique aux chrétiens : invoquer Dieu pour la paix et la réconciliation». Et d’encourager: «Unissons-nous au pape pour obtenir véritablement de Dieu la paix en Syrie, au Moyen-Orient et dans le monde!».

Sur l’Amérique latine, qu’il connaît bien, Mgr Parolin a remarqué qu’il y avait un «effort sincère» de l’Eglise pour comprendre la «richesse» de cette partie du monde. «Il est nécessaire d’intégrer l’apport de l’Amérique latine à l’Eglise universelle, sans quoi nous ne remplirions pas bien notre mission», a-t-il ajouté. (apic/imedia/mm/bb)

6 septembre 2013 | 11:14
par webmaster@kath.ch
Partagez!