Rome : Le francophone Cyril Duruz nouveau capitaine à la Garde suisse pontificale
« Je rêvais de revenir à la Garde suisse »
Rome, 15 avril 2014 (Apic) Un nouvel officier francophone a fait son entrée à la Garde suisse pontificale le 14 avril 2014. Le capitaine Cyril Duruz, 32 ans, fera ses premiers pas d’officier au sein de la plus vieille et plus petite armée du monde durant les cérémonies de la Semaine sainte au Vatican. I.MEDIA l’a rencontré.
Marié et père de 3 jeunes enfants de 4 mois à 6 ans, Cyril Duruz est de retour à la Garde suisse pontificale. En effet, entre 2000 et 2002, ce Suisse originaire de Lausanne fut hallebardier au sein de la célèbre armée de quelque 110 hommes, au service du pape. Il revient 12 ans plus tard parmi les cinq officiers de ce corps prestigieux.
La vocation de Cyril Duruz vient de loin. A 13 ans, avec les enfants de chœur de sa paroisse, il effectue un pèlerinage à Rome au cours duquel il entend le récit d’un garde suisse. «Ce témoignage a changé ma vie», raconte Cyril pour qui le rêve deviendra réalité à 19 ans. Après l’école de recrues en Suisse, dès la sortie du lycée, il intègre ainsi la garde pontificale comme hallebardier.
Au cours de cette période, il réfléchit à sa vocation mais quitte finalement la Garde suisse au terme des deux ans obligatoires pour rentrer à l’université et, ainsi, ne pas demeurer sans formation professionnelle. Après quatre ans à l’Ecole des hautes études commerciales (HEC) de l’Université de Lausanne, Cyril se marie avec une Suisse d’origine irlandaise et commence à travailler dans le monde de l’assurance.
Une armée du 21e siècle
Durant ces années à Lausanne, puis à Bâle, Cyril Duruz reste impliqué dans les associations d’anciens gardes pontificaux. «Je rêvais de revenir à la Garde suisse, confie-t-il aujourd’hui, tout en sachant que cela ne serait pas évident».
Mais, à 32 ans, il est appelé à prendre un poste de capitaine. S’il souhaite pouvoir montrer à ses trois enfants la vie de l’Eglise, le nouvel officier est surtout motivé par le service du pape et la conduite de jeunes hommes.
«Malgré le folklore et la tradition, la Garde suisse pontificale est aussi une armée du 21e siècle», confie encore Cyril Duruz qui, 12 ans après son premier engagement, relève des procédures d’alerte de plus en plus efficaces et une instruction des gardes toujours plus poussée.
Dans les jours à venir, le nouveau capitaine va faire le tour de la petite armée et des différents services du Vatican. Il essayera aussi son nouvel uniforme. Au cours de la Semaine sainte, il va également faire ses premiers pas, comme observateur, dans le service de sécurité rapprochée du pape François. (apic/imedia/ami/mp)



