Jérusalem: Les chefs des Eglises chrétiennes dénoncent le «mur», un obstacle à la paix

Des conséquences dévastatrices pour la communauté chrétienne

Jérusalem, 29 août 2003 (Apic) Le «mur de séparation» que les Israéliens construisent pour encercler Bethléem, est un obstacle à une paix globale et durable préconisée par la «feuille de route», dénoncent dans un communiqué commun les chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem. Qui affirment que l’occupation israélienne des territoires palestiniens «reste la racine du conflit et la cause de la continuation des souffrances en Terre Sainte».

Aux yeux des chefs des Eglises catholiques, orthodoxes, anglicane et luthérienne, le mur de séparation ne fera que provoquer un sentiment d’isolement pour les deux peuples, israélien et palestinien. Il signifie aussi davantage de terres confisquées pour de nombreux Palestiniens.

Les leaders chrétiens, qui dénoncent la violence d’où qu’elle vienne, lancent un appel aux autorités israéliennes et palestiniennes et à tous ceux qui aiment la paix à travers le monde, pour empêcher l’érection de ce mur «qui aura des conséquences dévastatrices pour la communauté chrétienne». Pour de nombreux Palestiniens, une telle barrière, outre son aspect psychologique, signifiera l’empêchement d’accéder à leurs terres et la privation de la liberté de mouvement. Les visites de pèlerins, qui font vivre une grande partie des familles de Bethléem et de sa région, seront encore davantage découragées, écrivent-ils.

Signé par trois patriarches, six évêques et le custode franciscain de Terre Sainte, le message rejette avec vigueur toute violence, car pour les prélats, «la paix ne pourra être établie que lorsque la violence sera éradiquée des deux côtés». (apic/com/patlat/be)

29 août 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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