Endroit déclaré Parc national archéologique
Jérusalem: Les Israéliens interdisent les enterrements au pied de l’Esplanade des Mosquées
Jérusalem, 31 mai 2007 (Apic) Depuis plusieurs mois, la police israélienne empêche l’enterrement des musulmans au pied de l’esplanade des mosquées, selon le quotidien israélien Haaretz. Le journal révèle dans son édition de mardi que le ministre israélien de la sécurité publique Avi Dichter désirait réserver cette zone considérée comme un site archéologique d’importance.
Cet endroit est l’un des plus sensibles dans la vieille ville de Jérusalem, occupée par Israël depuis la Guerre des Six Jours en 1967, car il est proche du Mur des lamentations. Avi Dichter s’est dit convaincu que le cimetière, au pied de l’esplanade des mosquées – le Mont du Temple pour les juifs – au pied sud-est de la colline et en dehors des murs, a débordé dans une zone considérée comme parc national et place de grande importance archéologique.
Il affirme que cet endroit n’avait pas été utilisé comme cimetière auparavant. Le ministre israélien a rejeté l’argument initial de la police de Jérusalem, affirmant qu’interdire les enterrements à cet endroit entraînerait des émeutes et un bain de sang. Un lobby de défense des monuments historiques – le Comité pour la prévention de la destruction des antiquités sur le Mont du Temple – a fait changer la politique de la police en adressant une pétition à la Cour suprême israélienne.
Des personnalités juives de divers milieux ont fait campagne pour interdire les enterrements à cet endroit, situé près de la Porte des Lions et de la Porte de la Miséricorde, où se trouvent les cimetières musulmans de Jérusalem. Les archéologues israéliens ont réussi à persuader la police que cette zone «annexée» pour en faire un cimetière est très importante du point de vue archéologique. Ils affirment que les musulmans n’avaient jamais enterré personne à cet endroit dans le passé. Les autorités islamiques de Jérusalem rejettent les arguments israéliens, les qualifiants de faux et affirmant de disposer de documents prouvant leur position. (apic/ha/be)



