Un discours pastoral

Jérusalem: Message de Pâques du patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal

Jérusalem, 8 avril 2009 (Apic) Comme chaque année, au début de la Semaine sainte, le patriarche latin de Jérusalem rend public son message de Pâques sur le site internet du Patriarcat (www.lpj.org). Dans sa lettre disponible en 5 langues (français, anglais, espagnol, arabe et italien), Mgr Fouad Twal souligne que la Semaine sainte est le résumé de toute la vie chrétienne et invite les fidèles à se «dépouiller de l’homme ancien pour revêtir l’homme nouveau».

Dans son évocation de la Semaine Sainte, «la grande semaine et le sommet de l’année chrétienne», le patriarche rappelle que durant cette semaine bénie «Dieu nous donne la grâce de revivre l’événement du Salut: avec Jésus, en Jésus, nous allons passer de la mort à la vie, nous allons nous dépouiller de l’homme ancien pour revêtir l’homme nouveau. Cette semaine est le résumé de toute notre vie chrétienne».

Atteint par la limite d’âge de 75 ans, Mgr Michel Sabbah, un Palestinien né à Nazareth, a été remplacé en juin dernier à la tête du Patriarcat latin de Jérusalem par Mgr Twal, originaire de Madaba, en Jordanie, qui était son évêque coadjuteur depuis 2005. Le patriarche Michel Sabbah n’hésitait pas à mentionner dans ses lettres pastorales les souffrances de son peuple qui vit sous occupation, endurant la confiscation de ses terres, le «mur de séparation» et une vie indigne.

Dans son homélie de Pâques 2008, il évoquait ainsi «une terre dont la routine, le milieu de vie, est devenu depuis des années, une croix permanente, du sang, de la haine, des prisonniers, des tués, des maisons démolies, une occupation et une insécurité continue». Il dénonçait l’impasse dans laquelle se trouvaient les responsables politiques, «une impasse pour les hommes, pour tous nos chefs politiques, ou pire une routine de mort qu’ils pensent devoir gouverner, sans jamais arriver à la vie».

Contrairement à Mgr Sabbah, qui était détesté par de nombreux secteurs de la droite et de l’extrême-droite israélienne – qui le vilipendaient méchamment – le patriarche Twal ne s’est pas aventuré dans son homélie de cette année sur le terrain de la vie quotidienne des chrétiens de Terre Sainte, notamment des chrétiens palestiniens. Ancien diplomate au service du Saint-Siège, Mgr Twal avait déclaré l’an dernier, lors de la passation de pouvoir en l’église de Gethsémani: «Pendant longtemps, nous avons caressé l’espoir d’une solution juste, rapide et globale, au conflit, charmés par des discours et des promesses sans nombre. Aujourd’hui, nous sommes las de tout cela». (apic/com/be)

8 avril 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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