Le custode des franciscains de Terre Sainte optimiste
Jérusalem: Réouverture des négociations entre le Saint-Siège et Israël
Rome, 7 septembre 2004 (Apic) Le nouveau custode des franciscains de Terre Sainte est optimiste à propos de la réouverture des négociations entre le Saint-Siège et Israël. Le Père Pierbattista Pizzaballa se déclare en effet confiant quant au bon déroulement des discussions sur la conclusion d’un accord financier, qui se déroulent du 6 au 9 septembre 2004 à Jérusalem.
Le Père Pierbattista Pizzaballa est intervenu le 7 septembre au Congrès international de la communauté Sant’Egidio organisé à Milan, sur le thème «Israéliens et Palestiniens: quel nouvel espoir pour un ancien conflit ?».
Répondant à l’agence Apic sur les rapports entre les autorités catholiques et le gouvernement israélien dans ces négociations juridiques et financières, le custode franciscain considère que la reprise des discussions est un fait positif en lui-même. «Elles ont repris avec un bon esprit, un esprit de plus grand réalisme. Les deux parties savent mieux ce qu’elles veulent et le mode de fonctionnement est plus clair, plus défini. Ce qui me laisse espérer que nous aurons rapidement des résultats concrets.»
Plus qu’une question de mois, selon le Père Pierbattista Pizzaballa
Que faut-il entendre par «rapidement» ? «Au Proche-Orient, ce terme est très relatif ! Mais je pense qu’il s’agit d’une question de mois. Un calendrier est en train d’être décidé», a-t-il déclaré. Quant aux relations avec le gouvernement israélien, le custode détaille ses rencontres avec Oded Ben Hur, ambassadeur d’Israël auprès du Saint-Siège présent à Milan, avec des responsables des ministères israéliens de l’Intérieur et des Affaires étrangères ainsi qu’avec le président Moshe Katsav. «Tous m’ont affirmé de manière unanime leur volonté de clarifier et de définir leur rapport avec le Saint-Siège. Ces rencontres ne m’ont pas semblé formelles, mais une prise de position claire.»
Expliquant cette évolution plutôt positive, après une longue période de silence, le Père Pizzaballa estime qu’au Proche-Orient, «ce n’est pas étonnant, ni scandaleux. Les Israéliens sont beaucoup plus orientaux que l’on pourrait le penser. Je crois qu’il y avait des ignorances sur le fond de ces négociations. Ils avaient besoin d’une pause de réflexion. Il n’y avait pas, me semble-t-il, de refus a priori de poursuivre les tractations.»
Sur un point précis des négociations comme celui des taxes revendiquées par l’Etat israélien, le custode franciscaine pense pouvoir maintenir la position de l’Eglise qui souhaite conserver son statut particulier. «L’Eglise a toujours eu un statut particulier intéressant et souhaite le conserver, notamment pour les lieux saints des Eglises chrétiennes. Je pense qu’Israël le comprend, même si cela ne lui convient pas. Les autorités semblent être de bonne volonté. Mais je ne suis pas un défenseur absolu du maintien du statu quo, des privilèges ou des droits.»
Certes, admet-il, la position du Saint-Siège est connue; il ne faut pas avoir peur d’évaluer les choses d’une manière concrète et être très ouverts. «Les franciscains sont là depuis des centaines d’années. Tout change et il faut être ouvert au mouvement.» Le nouveau custode se déclare optimiste. «Je suis au début de mon mandat, je souhaite être constructif, ne pas polémiquer. Et d’ailleurs, il n’y aurait pas de raison.» (apic/imedia/sr/be)



