Une politique délibérée de Tel Aviv

Jérusalem: Trois enfants palestiniens sur quatre vivent dans la pauvreté

Jérusalem, 21 mai 2009 (Apic) Trois enfants palestiniens sur quatre vivent sous le seuil de pauvreté à Jérusalem, indique un rapport sur «l’État des droits humains à Jérusalem-Est» diffusé par l’Association israélienne des droits civils (Acri). Il s’agit d’une politique sociale délibérée du gouvernement, relèvent les auteurs de ce rapport.

Selon l’étude, les enfants en question sont ceux des familles palestiniennes établies dans la partie orientale de la ville et qui, à leur tour, vivent avec moins de deux dollars par jour. Vingt-trois pour cent des familles hébraïques se trouvent dans les mêmes conditions de vie difficiles.

«La différence de pourcentage si élevée entre les familles pauvres palestiniennes et celles hébraïques est due en grande partie au fait que ces dernières bénéficient d’allocations, de facilités sur le plan sanitaire et de services auxquels les palestiniens n’ont pas du tout accès», précise le rapport, d’après qui cette stratégie «vise à pousser les palestiniens à abandonner la ville, permettant d’obtenir à Jérusalem une population à majorité hébraïque».

La partie orientale de la ville, ajoute d’autre part l’étude, «a subi de lourdes répercussions et presque un étranglement économique à cause de la construction du mur qui sépare Israël de la Cisjordanie (et qui en plusieurs va bien au-delà du territoire palestinien, séparant terres et habitations, lui valant le surnom de mur de l’apartheid ou de l’annexion coloniale, ndlr) et qui porte au lent effondrement de toute l’économie palestinienne».

Occupée puis annexée à la Jordanie après la guerre de 1948, suite à la création de l’état d’Israël, la partie Est de Jérusalem – que d’aucuns voudraient comme capitale d’un futur état palestinien indépendant – fut occupée par l’armée israélienne durant la guerre de 1967.

En 1980 le parlement approuva la loi fondamentale de Jérusalem «capitale indivise d’Israël», déclarée nulle et sans aucune validité par la résolution 478 du Conseil de sécurité de l’Onu, qui invita les pays membres à déplacer leurs missions diplomatiques à l’extérieur de la ville.

Aujourd’hui encore le statut de Jérusalem constitue un des enjeux du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. (apic/misna/pr)

21 mai 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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