Arrestation d’un responsable du Waqf chargé des biens musulmans

Jérusalem: Troubles après la réouverture aux non musulmans de l’Esplanade des mosquées

Jérusalem, 27 avril 2003 (Apic) La réouverture de l’Esplanade des mosquées de Jérusalem aux non musulmans, sans accord préalable du Waqf, l’office des biens musulmans chargé de leur surveillance, a provoqué des troubles et des arrestations de responsables musulmans.

La justice israélienne a cependant rejeté la demande de la police de bannir pour deux mois l’accès au site de l’un des responsables du Waqf, Mustafa Abu Zahara, arrêté mardi pour avoir participé à une prière de protestation et empêché des juifs de se rendre sur le lieu saint musulman.

La police israélienne, a autorisé à nouveau la semaine dernière ces visites controversées sur le site du troisième lieu saint de l’islam. Cette autorisation a été mise à profit par des militants de groupuscules ultranationalistes juifs pour se rendre sur l’esplanade, que les juifs appellent le «Mont du Temple».

Prières de protestation et intervention du Premier ministre palestinien

L’avocat de Mustafa Abu Zahara a argué que la police n’avait aucune preuve contre son client prouvant qu’il y avait eu des troubles lors de la manifestation à la Porte des Maghrébins. L’avocat a confirmé la présence d’Abu Zahara à la prière de protestation mais, a-t-il insisté, il n’y a eu aucune violence et son arrestation a enfreint sa liberté d’expression. La police a indiqué que 50 autres personnes ont pris part à la protestation.

Les prières de protestation visent la décision du gouvernement israélien qui autorise à nouveau les non musulmans à visiter le «Mont du Temple». Le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas a également dénoncé l’autorisation d’accès au lieu saint musulman «d’extrémistes juifs»: «Ces visites risquent fort de provoquer des frictions et de la violence», affirme-t-il dans un communiqué.

La visite controversée, le 28 septembre 2000, sur l’Esplanade des mosquées de l’actuel Premier ministre israélien Ariel Sharon, à l’époque chef de l’opposition, avait provoquée une révolte sanglante, donnant le départ à la seconde intifada, baptisée intifada al-Aqsa, du nom de la célèbre mosquée située sur le «Haram al-Sharif», troisième lieu saint de l’islam. Des extrémistes juifs envisagent sur ce lieu saint la reconstruction du Temple juif et la destruction des mosquées. (apic/haar/na)

27 août 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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