Jeunes, «ayez le courage d’oser!»
Italie: Benoît XVI invite les chrétiens à contribuer à la ’naissance d’une nouvelle éthique publique’
Sansepolcro, 14 mai 2012 (Apic) Devant les habitants de la petite ville de Sansepolcro, en Toscane, Benoît XVI a invité les catholiques à contribuer à la «naissance d’une nouvelle éthique publique». Le mauvais temps a bouleversé le programme de la visite pastorale du pape, le 13 mai 2012, dans le diocèse toscan d’Arezzo, le contraignant à supprimer l’étape au sanctuaire franciscain de La Verna.
«Les chrétiens doivent contribuer à la naissance d’une nouvelle éthique publique», a affirmé Benoît XVI devant la petite foule rassemblée sur la place ’Torre di Berta’, proche de la cathédrale de Sansepolcro.
«Aujourd’hui, il y a un besoin particulier que le service de l’Eglise au monde s’exprime par des fidèles laïcs illuminés, a-t-il souligné, capables d’œuvrer dans la cité de l’homme, avec la volonté de servir au-delà des intérêts privés, au-delà des visions partisanes». «Le bien commun compte davantage que le bien singulier», a ajouté le pape.
Engagement politique
Rappelant la récente béatification de Giuseppe Toniolo (1845-1918), figure importante de l’engagement social et politique des catholiques italiens, le pape a invité à ne pas se laisser aller à la «défiance envers l’engagement politique et social». Les chrétiens, et spécialement les jeunes, sont appelés à «l’engagement et à l’amour de la responsabilité, animés par la charité évangélique, qui demande de ne pas de renfermer sur soi, mais de prendre les autres en charge», a-t-il assuré.
«Aux jeunes, j’adresse l’invitation à savoir penser en grand: ayez le courage d’oser!» Et d’ajouter: «Soyez prêts à donner une nouvelle saveur à la société civile entière, avec le sel de l’honnêteté et de l’altruisme désintéressé». A ces mots, le pape a été chaleureusement applaudi.
Ces paroles interviennent alors que le ’manifeste de Todi’ est attendu pour la fin du mois. Il porte le nom de la petite ville d’Ombrie, où un groupement d’associations catholiques italiennes s’était réuni en octobre 2011, pour trouver les voies d’un renouvellement de leur engagement social et politique.
L’appel de Benoît XVI survient une semaine après que des élections municipales ont eu lieu dans plusieurs villes de la péninsule. Outre une abstention importante, la tendance du vote a été un détachement marqué des partis traditionnels du gouvernement, et notamment du parti de la Liberté de Silvio Berlusconi de centre-droit, ainsi qu’une forte progression de la formation ’5 stelle’ du comique italien Beppe Grillo, figure de l’anti-politique.
Les aléas du mauvais temps
Benoît XVI avait visité auparavant la cathédrale de Sansepolcro, pour un temps d’adoration, et s’était recueilli devant le ’Volto Santo’, une grande statue en bois de Jésus-Christ crucifié, datant du IXe siècle. Il s’était ensuite rendu sur l’estrade, préparée place ’Torre di Berta’. Une foule importante l’attendait, enthousiaste, malgré la pluie. Celle-ci a cessé quand le pape est sorti de la cathédrale.
Arrivé dans cette petite ville du diocèse d’Arezzo vers 18h15, Benoît XVI a été contraint, à cause du mauvais temps, de changer le programme de sa visite pastorale en Toscane. L’étape au sanctuaire franciscain de La Verna a été annulée.
Dans son discours, Benoît XVI devait développer une réflexion sur le sacerdoce et la consécration, don d’amour à l’opposé de l’»individualisme de notre temps». Il devait également inviter les jeunes à répondre avec générosité à l’appel de Dieu. (apic/imedia/mm/ggc)




