Visite d’une délégation au président italien

JMJ: Les jeunes affluent à Tor Vergata

Rome, 20 août 2000 (APIC) Toutes les cloches de Rome ont sonné longuement le 19 août à midi, pour annoncer le moment de la prière de l’Angélus, à l’intention des jeunes venus participer aux XVe JMJ.

Depuis l’aube, les groupes avaient commencé à quitter leurs lieux d’hébergement pour profiter des moments de fraîcheur en vue du parcours à pied qui les attendait jusqu’à l’aire de Tor Vergata.

Beaucoup venaient d’arriver à la dernière station de métro de l’une des deux lignes de la capitale italienne, d’où ils devaient encore parcourir dix kilomètres sinon davantage pour certains, pour rejoindre les 330 hectares de l’aire aménagée à leur intention dans la périphérie sud-est de la ville, pour la veillée du soir, la nuit, et la messe célébrée par Jean Paul II le matin du 20 août.

Au même moment, sur la colline du Quirinal dans le centre ville, plus de 200 délégués des groupes de tous les pays ont récité eux-aussi l’Angélus devant le palais présidentiel italien, accompagnés par le cardinal Camillo Ruini, vicaire de Rome, et par le cardinal James Francis Stafford, président du Conseil pontifical pour les laïcs.

Quelques minutes plus tard, l’ensemble de la délégation est entrée dans le palais présidentiel pour y rencontrer le président de la République italienne, Carlo Azeglio Ciampi. Le cardinal Ruini lui a exprimé «la plus vive reconnaissance du Saint-Siège et du diocèse de Rome» pour la participation du gouvernement italien à la préparation des Journées mondiales de la jeunesse, et l’assurance des échos positifs reçus des organisateurs des pèlerinages étrangers, pour l’accueil réservé à leurs groupes dans les diocèses italiens avant leur arrivée à Rome.

«Rome est heureuse d’avoir été conquise par vous !» a déclaré de son côté le président de la République, répondant aux paroles adressées par une jeune fille Italienne au nom de tous les participants des JMJ.

Canicule et malaises

Pendant ce temps, les jeunes étaient déjà nombreux à Tor Vergata, et continuaient à arriver sans interruption sur le terrain avec leurs sacs à dos, cherchant à rejoindre les emplacements qui leur avaient été indiqués. Beaucoup installaient des tentes de fortune avec des toiles pour se protéger du vif soleil, tandis que des groupes se succédaient déjà depuis une heure sur le podium central pour les accueillir en différentes langues, leur conseiller de boire beaucoup, et leur expliquer comment contacter les 300 médecins disponibles en cas de malaise. Des malaises qui ont été nombreux en cette journée caniculaire. Le tout était entrecoupé d’animations assurées par chanteurs, musiciens et choeurs de mouvements catholiques variés.

La veille au soir, le centre de Rome avait été le théâtre d’une grande procession rassemblant sur la place de Venise, devant le monument blanc de Victor-Emmanuel II, quelque 400’000 jeunes portant des bougies et de grandes palmes, pour un «chemin de croix» dirigé par le cardinal Camillo Ruini.

Partie de l’église de «l’Ara Coeli», près du Capitole, la procession a longé les forums antiques pour atteindre le Colisée après une heure et demi de prières et de témoignages de souffrances en lien avec la mort du Christ sur la croix, lus par des jeunes venus de pays marqués par la violence. Parmi ces derniers, une jeune fille américaine a parlé de la peine de mort, un Rwandais a insisté sur l’importance du pardon, et un jeune garçon venu du Salvador a évoqué la mort de Mgr Oscar Romero, ancien archevêque de San Salvador assassiné par les militaires alors qu’il célébrait la messe le 24 mars 1980. Enfin, un jeune Palestinien et un Indonésien ont prié pour la paix. Le tout s’est conclu par une projection du visage du Christ glorifié sur les murs du Colisée illuminé. (apic/imed/pr)

20 août 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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