Menaces de boycott des islamistes en toile de fond

Jordanie: Préparation des élections parlementaires

Amman, 16 juin 2003 (Apic) Le spectre du boycott des islamistes plane à nouveau sur les élections parlementaires jordaniennes du 24 juin, en dépit de la participation annoncée des autres forces de l’opposition. La mise en vigueur du «système d’un vote» qui contraindrait les citoyens à accomplir leur devoir électoral dans leurs localités d’origines, n’est pas étrangère à cette menace.

Le parti islamiste du travail «Hizb Jabhit al-Amal al-Islami», menace en effet de boycotter les élections parlementaires jordaniennes du 24 mai. Cela alors même que ses responsables ont confirmé la participation de 30 de leurs candidats.

Les islamistes avaient déjà boycotté les précédentes élections en 1997. Selon certains analystes, ils ne peuvent plus se permettre aujourd’hui d’être hors de l’hémicycle.

Près de 2’35 millions de jordaniens sur une population de 5 millions d’âmes sont appelés aux urnes.

Selon Taher al-Masri, premier ministre jordanien, le peu d’enthousiasme de la population pour cette consultation électorale s’explique par la situation politique en Irak et dans les territoires occupés, et par le sentiment de frustration des arabes en ce qui concerne l’incapacité de leurs Etats à défendre leurs intérêts.

Ces élections, de l’avis de certains observateurs, revêtent une certaine importance pour quatre raisons au moins. Tout d’abord, elles sont les premières sous le règne du Roi Abdullah II depuis son accession au trône en 1999. Ensuite, malgré les menaces de boycott, les partis islamistes souhaitent y prendre part. Bien plus, elles interviennent après l’intervention militaire américano-britannique en Irak. Last but not the least, elles interviennent après la publication de la «feuille de route» pour les territoires occupés. (apic/an/jv)

16 juin 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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