Les gouvernements préfèrent construire des murs
Journée internationale des réfugiés: plus de 20 millions d’entre eux de par le monde
Berne, 20 juin 2007 (Apic) Plus de 20’800’000 réfugiés vivent quelque part dans le monde, chassés de leurs régions et pays en raison des violences, des guerres, de leurs convictions politiques ou religieuses, pour exploiter des terres qui regorgent de richesses destinées à alourdir le bilan des multinationales dans le monde. De leurs actionnaires. Un rappel utile. en cette Journée mondiale du réfugié, célébrée le 20 juin dans le monde.
Ce 20 juin est effet la journée mondiale du réfugié. Une journée ainsi consacrée par le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies il y a 6 ans. Une manière d’attirer l’attention sur la situation des réfugiés et les causes de leur exil. Sans grandes effets toutefois sur les hommes politiques.
Aujourd’hui, pm compte plus de 20,8 millions de réfugiés à travers le monde. Ils sont nombreux en Asie du Sud-est ou au Moyen-Orient. L’Europe occidentale en compte, elle, environ 1,8 million.
«Les gouvernements investissent des millions pour refouler les migrants sans papiers. Certains pays comme l’Inde, les États-Unis et l’Espagne sont même en train d’ériger des barrières physiques pour bloquer leur accès. Mais aucune alternative n’a été mise au point pour éviter aux réfugiés de tomber dans le piège des trafiquants et contrebandiers sans scrupules, ayant le plus souvent des conséquences tragiques», déclare pour sa part le directeur du Jesuit Refugee Service International.
L’association internationale des jésuites, qui s’occupe des réfugiés, demande aux gouvernements du monde entier d’assurer l’accès et la protection des réfugiés. «Ce qui arrive à présent n’est pas seulement illégal mais injuste. Le message lancé par les gouvernements est clair: il n’y a pas de place pour les réfugiés», lit-on dans une note diffusée par le Jrs.
8’000 réfugiés ont trouvé la mort entre 1993 et aujourd’hui
Selon la revue, de 1993 à ce jour, au moins 8’000 réfugiés et migrants sont morts en tentant d’entrer dans ce qu’elle qualifie de «forteresse Europe». Des contrôles indiscriminés et inhumains aux frontières contraignent les réfugiés désespérés à courir des risques encore plus graves pour échapper à tout prix à des conditions de pauvreté extrême, à la persécution et aux conflits. «Il est toujours plus fréquent que les gouvernements ferment les frontières, intensifient les patrouilles maritimes et envoient des fonctionnaires dans les bureaux d’immigration pour procéder à des contrôles dès la phase de préembarquement.
Toujours selon la revue, citée par Misna, les compagnies aériennes et de navigation doivent payer de lourdes amendes si elles transportent des immigrés dépourvus de la documentation requise. N’étant pas en mesure d’obtenir des visas et des papiers valides, les réfugiés deviennent de fait victimes des politiques de contrôles frontaliers», ajoute père Magriñà. D’après le Jrs, il existe actuellement «un grave déséquilibre» entre les exigences de gestion des frontières et l’obligation de prêter assistance aux besogneux, comme prévu par les lois internationales de tutelle des droits humains.
D’après les jésuites, le système de la protection globale des réfugiés est bien équilibré, fondé sur le principe de la co-responsabilité des États. Mais pour que ce système puisse fonctionner de façon juste et efficace, toutes les nations doivent collaborer en concédant aux réfugiés l’accès à leurs propres territoires et une protection. «En particulier – conclut la note du Jrs – les pays industrialisés les plus riches doivent nécessairement fournir des ressources techniques et financières aux nations les plus pauvres qui accueillent des réfugiés et réinstaller un nombre supérieur de réfugiés vulnérables qui ne trouvent pas de protection ailleurs».
En Suisse, la Journée nationale du réfugié a été instaurée en 1980, par l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR). Elle se déroule chaque année traditionnellement le 3ème samedi du mois de juin dans plus de 200 villes et communes. Cette journée rend hommage à la réalité vécue par les réfugiés et a pour but de sensibiliser la population suisse. Aujourd’hui, plus de 70 pays dont la Suisse organisent des rencontres culturelles suivies de festivités à cette occasion. La Journée des réfugiés a été célébrées en Suisse le samedi 16 juin 2007. (apic/com/misna/pr)



