Un conseiller de l’ONUSIDA réclame plus d’engagement des Eglises

Journée mondiale contre le sida

Genève, 1er décembre 2002 (APIC) Les Eglises pourraient faire encore beaucoup dans la lutte contre le sida, estime Calle Almedal, conseiller auprès de l’ONUSIDA, alors que le monde marque le 1er décembre la Journée mondiale contre le sida.

Les hôpitaux, cliniques et centres gérés par les Eglises ont été très engagés dans l’accompagnement des personnes touchées par le VIH/SIDA (Virus de l’immunodéficience humaine/Syndrome de l’immunodéficience acquise), ce qui représente dans certains pays 50 % des soins de santé, reconnaît pourtant Calle Almedal. Malgré cela, il estime que de nombreuses Eglises et leurs responsables ont négligé – voire freiné – la lutte contre l’épidémie.

«Nombreux sont ceux qui ne s’en préoccupent pas car ils pensent que le sida est loin de chez eux et ne les affecte pas ou parce qu’ils sont gênés de parler d’une maladie associée à la sexualité», pense Calle Almedal.

Ces remarques, faites avant le dimanche 1er décembre, Journée mondiale du sida 2002, coïncident avec la publication d’un rapport montrant qu’environ 42 millions de personnes dans le monde sont touchées par le VIH. L’an dernier, il y a eu cinq millions de nouveaux cas et parmi ceux-ci, presque un million d’enfants.

Pire que l’esclavage et que le colonialisme réunis

Les femmes représentent environ la moitié des adultes touchés par le sida, selon le rapport publié par ONUSIDA et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le 26 novembre. Environ 14 millions d’enfants dans le monde sont devenus des orphelins à cause de la maladie.

L’Afrique australe est la région la plus touchée par l’épidémie dans le monde, indique le rapport, et la maladie aggrave une famine qui menace environ 14 millions de gens. «Le VIH/SIDA va changer l’Afrique encore plus que l’esclavage, plus que la colonisation», relève Calle Almedal, dans une déclaration faite à l’Agence oecuménique ENI. (apic/eni/pr)

1 décembre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!