Journée mondiale du malade
Jean-Paul II veut «réveiller les consciences»
Rome, 3 juillet 1997 (APIC)»Les succès obtenus dans l’éradication des maladies et dans l’allégement des souffrances ne peuvent faire oublier tant de situations où sont méconnus et piétinés la place centrale et la dignité de la personne humaine», souligne Jean-Paul II dans son message pour la prochaine journée du malade.
Le pape veut «secouer les consciences», de façon à mettre en route des projets concrets. La Journée mondiale du malade est célébrée traditionnellement le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes. La prochaine sera célébrée solennellement au sanctuaire de Lorette, en Italie, où sont conservées les pierres qui seraient celles de la maison de Nazareth, amenées là par les croisés au XIIIe s.
Le message du pape, qui a été publié jeudi au Vatican, met l’accent sur la dignité de la personne humaine, qui est bafouée «quand la santé est considérée en termes de profit et non de service solidaire», quand la famille est laissée seule devant les problèmes de santé ou quand les catégories les plus faibles de la société sont obligées de supporter les conséquences de négligences et de discriminations injustes».
Demandant à l’Eglise d’intensifier son effort en préparation à l’an 2000, Jean-Paul II désigne les priorités: la vie, les pauvres, les victimes des nouvelles maladies, les handicapés, les malades chroniques, les mourants, les victimes des désordres politiques et sociaux.
Aux malades, le pape adresse un appel à témoigner de l’espérance qui, écrit-il, «vous aidera à donner un sens nouveau à votre souffrance, en la transformant en une voie de salut, en occasion d’évangélisation et de rédemption». Il insiste sur l’importance de la famille comme lieu de guérison et de soutien des malades, «un moyen thérapeutique irremplaçable».
Enfin, il demande à la communauté chrétienne de s’engager dans l’assistance aux malades par «la promotion de la qualité de la vie», aux côtés des hommes de bonne volonté, même face à la contestation des valeurs humaines et chrétiennes. Celle-ci, note le pape, «réalise sa délicate mission au service de l’homme dans une confrontation respectueuse et ferme des forces qui expriment des visions morales différentes».
C’est pourquoi le pape encourage la communauté chrétienne à contribuer effectivement «aux législations concernant l’environnement, le soutien à la distribution équitable des ressources sanitaires, la promotion d’une plus grande solidarité entre les peuples riches et pauvres». (apic/cip/imed/mp)



