Jura: Les lieux d’accueil et de rencontre de Caritas Jura répondent à une nécessité

Delémont, 17 avril 2001 (APIC) En 220 journées d’ouverture, LARC, le centre d’accueil de Caritas Jura à Delémont, a accueilli 747 personnes. Quant à LARC-Ajoie, qui est ouvert à Porrentruy trois jours par semaine depuis janvier 2000, il accueille en moyenne une quinzaine de personnes par jour. Il restera en fonction au moins jusqu’à la fin de cette année.

Ces chiffres englobent les personnes accueillies, public cible de LARC, mais aussi les professionnels et bénévoles de LARC, les intervenants ponctuels, les passants. La population accueillie est diverse, les rentiers AI et les demandeurs d’asile représentent 80% des personnes. Ces statistiques constituent d’ailleurs une entorse au projet initial de «porte ouverte sans distinction», mais le financement a ses impératifs: depuis 1998, LARC, dont le coût s’élève à 165’000 fr., bénéficie de 30 % de subvention de l’OFAS. 41 % est à charge de Caritas Jura, 21 % dépend des subventions cantonale, communales, paroissiales. Les responsables de LARC, Jean-Noël Maillard, directeur de Caritas Jura et André Parrat, travailleur social, comptent sur l’évaluation de LARC par Caritas Suisse, confiée à l’Université de Fribourg qui remettra son rapport au mois de juin, pour apporter du crédit vis-à-vis des partenaires financiers.

Des nouveaux locaux pour la fin de l’année

Les responsables comptent aussi augmenter la part d’autofinancement de LARC à partir de son installation dans les nouveaux locaux au pont de la Maltière à Delémont, où les travaux devraient débuter sous peu, dès réception du permis de construire, pour se terminer à la fin de l’année. Ils font le pari de l’avenir en misant sur la créativité des personnes accueillies. Le projet comporte également un bar à café public.

LARC accueille une population en souffrance et tente de faciliter son intégration par le biais des bénévoles et des intervenants en particulier. L’installation provisoire à la rue de la Molière est un pas de plus vers cette intégration, après sept ans passés dans l’impasse de l’ancienne usine Schaublin. Le déménagement au cœur de la ville sera une sorte de défi et de revalorisation. (apic/sic/bb)

18 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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