Jura: Sur la «Route des crèches» à Bassecourt
A visiter jusqu’au 6 janvier
Bassecourt, 24 décembre 2004 (Apic) L’animation des nocturnes devient événement à Bassecourt, dans le Jura, avec la route des crèches qui se mêle à la féerie de Noël. Une idée née dans la tête de Jean-Marie Stadelmann. En tout, 83 crèches ont été construites et placées dans les rues de la ville. Au grand bonheur des enfants. Et des parents.
Un froid dimanche après-midi de décembre, de nombreux promeneurs dans les rues de Bassecourt, très inhabituel en dehors de la période de carnaval. C’est «La Route des crèches» qui baigne le village dans une atmosphère chaleureuse et paisible, le public retrouve les temps rêvés d’avant Noël des contes et légendes ou des souvenirs de l’enfance que la mémoire embellit.
83 crèches sont exposées dans le périmètre de la troisième localité du canton du Jura qui compte un peu plus de 3300 âmes, dans ou devant les vitrines des commerces et chez des particuliers.
L’affluence est encore plus grande le soir lorsqu’elles sont illuminées, sans parler des soirs d’ouverture nocturne des magasins, les jeudis et vendredis qui proposent des promenades en poney et en calèche, des concerts, une conteuse, des sculpteurs sur bois à l’oeuvre et bien d’autres animations.
Des crèches de tous styles et matières, des plus traditionnelles et rustiques aux compositions d’inspiration contemporaine. Bois brut ou poli, papier, carton, paille, chocolat, tissu, laine, cuivre, terre cuite, plâtre, céramique, pots de fleurs habillés., les personnages sont parfois des créations très originales et même le fruit d’une belle imagination lorsqu’ils s’intègrent dans un ordinateur et autre matériel informatique, dans un aquarium ou une télécabine, selon l’enseigne du magasin.
Des couleurs, des brillances, toutes plus belles les unes que les autres, dans des décors de sapin, de neige, de sable ou d’igloo, des chefs d’oeuvre, magique. A l’heure où ailleurs s’insurgent des polémiques laïcistes, le succès de la route des crèches démontre que la Nativité demeure un élément majeur de l’art et de la culture, sinon de la foi. Jean- Marie Stadelmann qualifie d’ailleurs d’oecuménique la réalisation de ce mois de décembre 2004 à Bassecourt.
Tout le village et ses commerçants sans distinction aucune, ses autorités communales, ont adhéré à l’idée de cet ancien commerçant à la retraite qui réfléchissait simplement à une façon d’animer les deux nocturnes hebdomadaires d’avant Noël. Le résultat dépasse tout ce qu’il avait pu imaginer et c’est un homme heureux qui a répondu à nos questions. Et il partage son bonheur, avec les «Cartons du coeur» bénéficiaires de l’action, avec les visiteurs, les exposants et avec son comité d’organisation qui par la force des choses pense à faire encore plus beau l’année prochaine. (apic/sic/pr)



