Pour qu’il mette fin aux violences tribales
Kenya: Catholiques et musulmans unis pour interpeller le gouvernement
Nairobi, 26 janvier 2005 (Apic) Un appel au gouvernement du Kenya a été lancé par l’Eglise catholique du pays et par les religieux musulmans pour qu’il mette «immédiatement» un terme aux violences tribales croissantes qui se manifestent dans tout le pays depuis le 1er janvier. Des violences qui ont fait pour l’heure une cinquantaine de morts.
La Conférence épiscopale kenyane (KEC), par le biais de la Commission catholique nationale «Justice et Paix», (Cjpc), ainsi que l’archevêque de Nairobi en personne, Mgr Raphael S. Ndingi Mwana’a Nzezi, ont demandé à l’exécutif d’adopter une politique de pacification communautaire et d’ouvrir des enquêtes afin de découvrir les causes profondes et celles ayant provoqué cette vague soudaine de violences.
Le Conseil suprême des musulmans du Kenya (Supkem) a lui aussi invité le gouvernement à «intervenir immédiatement» pour mettre fin au chaos.
Les appels des catholiques et des musulmans ont été largement relayés par les médias nationaux, qui se sont unis aux interpellations lancées par les plus hautes autorités religieuses du pays. De nombreux titres sur les premières pages de mardi soulignaient d’ailleurs la gravité de la situation: «Le pays est pris d’assaut par les criminels?» titrait «The Standard»; «Davantage à faire pour contenir les hors-la-loi armés» écrivait «The Kenya Times» tandis que le «Saturday Nation» lançait une attaque: «C’est une guerre que nous devons vaincre».
Hier le gouvernement a averti qu’il n’acceptera plus ces violences, promettant de mettre fin aux affrontements tribaux qui s’abattent cycliquement sur certaines régions du pays. Pour le seul mois de janvier, au moins 47 personnes ont été tuées à cause de ce type d’affrontements, derrière lesquels se trouvent souvent des motivations politiques, de clientélisme et des intérêts économiques. (apic/misna/pr)




