Crise politique dans le pays face aux problèmes sociaux

Kenya: Corruption, sécheresse et manifs

Nairobi, 21 juillet 2004 (Apic) Le gouvernement kenyan doit faire face ces jours à la crise politique, la corruption et à la sécheresse qui touche 5 des 7 provinces que compte le Kenya. Des manifestations ont été réprimées.

La vie de quelque 3,3 millions de personnes est en danger. «Mais, dans ce contexte, les médias locaux donnent beaucoup d’importance à la querelle entre le gouvernement de Nairobi et l’ambassadeur britannique. L’appel du président Mwai Kibaki sur la sécheresse est presque ignoré», déplore une source contactée par l’agence Fides à Rome.

Le président Kenyan Mwai Kibaki a lancé le 15 juillet 2004 un appel pour trouver 76 millions de dollars afin de financer une aide d’urgence destinée à 3,3 millions de personnes affectées par la sécheresse, rapporte de son côté l’agence onusienne Irin. Le chef de l’exécutif kenyan parle d’une catastrophe naturelle. Cette situation qui risque d’empirer est due à l’insuffisance des pluies.

Gros besoins en vivres

«Les premières pages des journaux du 15 juillet au Kenya, sont toutes consacrées à la querelle avec l’ambassadeur britannique», commente un observateur depuis Nairobi, contacté par Fides. «L ’appel lancé par le président se trouve dans les pages intérieures». Le 14 juillet 2004, au cours d’une conférence de presse dramatique à Nairobi, le président Kibaki avait demandé le secours immédiat de donateurs internationaux pour faire face à ce qu’il a déclaré être «une catastrophe nationale».

Le chef de l’Etat kenyan a estimé les besoins à 150’000 de tonnes de nourriture, pour une valeur de 76 millions de dollars.

C’est dans ce contexte que l’ambassadeur britannique a accusé le gouvernement de corruption et de gaspillage des aides données par la communauté internationale. Mgr Cornelius Korir, président de la Conférence épiscopale du Kenya, partage d’ailleurs le point de vue de l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Nairobi, en y apportant quelques nuances.

Etats-Unis: Dans quelques années, les EU ne seront plus à majorité protestante

Nette régression des baptistes et des méthodistes

Washington, 21 juillet 2004 (Apic) Les Etats-Unis ne seront plus un pays à majorité protestante d’ici à quelques années, en raison d’une chute brutale d’appartenance aux églises protestantes, indique une étude publiée mardi. Ce sera la première fois depuis 200 ans.

Le nombre d’Américains se définissant comme protestants a commencé à décliner au début des années 1990 après 20 ans d’une relative stabilité pour s’établir à 52% en 2002, a indiqué le Centre de recherche sur l’opinion nationale de l’université de Chicago.

Au cours de la dernière décennie, le nombre de baptistes, méthodistes et épiscopaliens a chuté de 11%, tandis que le nombre de personnes indiquant être sans religion a augmenté d’environ 5% pour passer à 14 % de la population.

Selon Tom Smith, directeur du centre de recherche de l’université de Chicago, la majorité des personnes indiquant qu’elles n’ont pas de religion sont d’anciens protestants. Le nombre de catholiques est de son côté stable. Cette communauté représente 25% de la population des Etats-Unis. Le nombre d’Américains déclarant être juifs reste également stable à moins de 2%.

Quant aux personnes qui déclarent appartenir à d’autres religions, telles que l’islam, les chrétiens orthodoxes ou les confessions d’Orient, elles ont progressé de 3 % à 7 % entre 1993 et 2002. (apic/ag/pr)

21 juillet 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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