Appel à la communauté internationale
Kenya: Des réfugiés congolais exhortent à la fin de la guerre civile
Nairobi, 8 février (Apic) Des réfugiés de la République démocratique du Congo, résidant au Kenya, ont exhorté la communauté internationale à faire pression sur le gouvernement et les rebelles pour qu’ils entament sérieusement des négociations.
Des réfugiés de la République démocratique du Congo, résidant au Kenya, ont déclaré, au cours d’un rassemblement de prière, qu’ils se sentaient «abandonnés et oubliés». C’est ce qu’a déclaré Pascal Cikambasi, un réfugié congolais qui a organisé un vaste rassemblement de prières à Nairobi.
«La guerre s’amplifie de jour en jour, mais nous ne comprenons pas pourquoi nous combattons», a-t-il confié au correspondant de l’agence oecuménique ENI.
En cause, en particulier, le commerce de diamants: une enquête menée pour les Nations Unies en 2002 a dressé une liste de 85 sociétés situées aux Etats-Unis, en Europe et en Afrique du Sud, qui enfreindraient les principes éthiques concernant le commerce des diamants et autres minéraux précieux. De l’avis de plusieurs mouvements de défense des droits de la personne, le commerce illégal de diamants assure l’approvisionnement continu d’armes et de munitions aux combattants.
L’archevêque catholique de Nairobi, Ndingi Mwana a’Nzeki, qui conduisait les prières à Nairobi a exhorté les protagonistes de cette guerre civile à entamer des négociations de paix. Les réfugiés, qui ont évoqué les récents accords de paix au Soudan et en Somalie, estiment que le moment est venu pour négocier la paix en République démocratique du Congo. Ils ont rappelé qu’un accord de paix avait été signé en avril 2003, mais les factions rivales n’ont pas déposé les armes.
Les responsables de l’Union africaine ont réaffirmé mardi 1er février leur intention d’envoyer des soldats au Congo afin de désarmer les milices hutues. Ces dernières sont venues du Rwanda après avoir participé au génocide en 1994 qui a fait plus de 500’000 morts dans ce pays.
Emmanuel Muamba, coordinateur pour la région des Grands Lacs du programme Culture de la paix de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture), a expliqué que la République démocratique du Congo était minée par les problèmes sociaux, économiques et politiques «qui ont plongé le pays dans le désespoir». (apic/eni/vb)




