50 milliards de dollars exigés pour la période 2009-2013

Kenya: Des responsables d’Eglise pour un meilleur financement de la lutte contre le sida

Nairobi, 19 juin 2007 (Apic) Un groupement de responsables religieux vivant avec le virus du sida ou touché par la pandémie a appelé le gouvernement des Etats-Unis à faire passer le budget alloué à la lutte mondiale contre le vih et le sida à 50 milliards de dollars pour la période 2009-2013.

«Nous avons été ravis d’apprendre que le président des Etats-Unis George Bush a promis de consacrer 30 milliards de dollars à la lutte contre le VIH/SIDA, notamment en Afrique. Nous estimons que ce n’est pas suffisant si nous voulons atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement,» a déclaré J. P. Heath. Heath est pasteur anglican et secrétaire général du Réseau international de responsables religieux vivant avec le vih ou le sida ou personnellement touchés par eux (INERELA+).

Evoquant les Objectifs du millénaire pour le développement, le prêtre fait référence au projet des Nations Unies adopté en 2000, visant à réduire la pauvreté dans le monde et améliorer les conditions de vie d’ici à 2015.

Candidats à la présidence interpellés

Le Réseau, réuni à Nairobi du 11 au 15 juin, est l’un des derniers groupes en date à avoir apporté son soutien à un projet en 10 points élaboré par la Global AIDS Alliance (Alliance mondiale contre le SIDA), appelant les Etats-Unis à modifier leur approche du VIH/SIDA. L’Alliance affirme qu’elle fait parvenir le projet aux leaders politiques des Etats-Unis, y compris aux candidats à l’élection présidentielle.

Le réseau de responsables religieux a été créé en août 2006, lors du XVIe Congrès international sur le sida qui s’est déroulé à Toronto, pour les pasteurs, prêtres, imams et autres leaders religieux séropositifs. Il s’agit de l’héritier d’un réseau de religieux africains séropositifs fondé quatre ans plus tôt, qui comptait 1’500 leaders religieux ordonnés et laïcs.

Des études montrent que les électeurs américains sont préoccupés par le vih/sida et la tuberculose pharmacorésistante (qui résiste aux médicaments). Toutefois, aucun des candidats à l’élection présidentielle de 2008 aux Etats-Unis n’a indiqué comment il prévoyait de traiter les menaces sur la santé, en cas d’élection. Afin d’endiguer la progression de la tuberculose pharmacorésistante, le projet de la Global AIDS Alliance appelle à une augmentation importante de la contribution des Etats-Unis au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Le Fonds est l’organisation qui finance le plus la lutte contre la tuberculose. A l’heure actuelle, le Congrès des Etats-Unis envisage de fournir seulement les deux tiers des besoins du Fonds pour 2008.

«Nous sommes convenus que ces questions nécessitent une augmentation importante de financement de la part des Etats-Unis,» a déclaré le Dr Paul Zeitz, directeur exécutif de la Global AIDS Alliance. Le Dr Zeitz ajoute que pour le moment, les candidats à l’élection présidentielle sont en train de voir comment redéfinir la place des Etats-Unis dans le monde et «notre projet leur présente des étapes qui sont, selon nous, essentielles». (apic/eni/be)

19 juin 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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