Les responsables d’Eglise très inquiets

Kenya : Hécatombe sur les routes

Nairobi, 17 décembre 2007 (Apic) L’augmentation des accidents mortels sur les routes du Kenya – en raison de l’application laxiste du code de la route et de la corruption – inquiète les responsables religieux et suscite l’indignation de la population.

«Le nombre d’accidents a par trop augmenté. Nous perdons trop de vies», déclare au correspondant de l’agence oecuménique ENI l’évêque anglican Eliud Wakabul, de Bungoma, qui préside le Conseil national des Eglises du Kenya. «Les gens doivent assumer leurs responsabilités.» Le 3 décembre, 15 personnes ont péri lorsqu’un matatu, minibus de transport collectif, a heurté de plein fouet un camion dans la partie occidentale du pays. Un mois plus tôt, le 6 novembre, 16 personnes avaient été tuées sur la route Nairobi-Mombasa, dans la collision entre un bus et un camion-citerne rempli d’essence, qui a pris feu. Plus de 70 personnes seraient mortes dans des accidents de la route en novembre.

«Nous voulons que la police passe à l’action. Nous voulons que les automobilistes respectent le code de la route», a déclaré l’évêque du diocèse de Mbale Samuel Wabulaka le 4 décembre, ajoutant que l’effervescence de Noël pourrait provoquer davantage encore de morts sur les routes si aucune mesure n’est prise. C’est une période où les gens voyagent de ville en ville dans les régions rurales pour passer les fêtes avec leur famille. «Les véhicules de transport collectif roulent trop vite. Tout le monde se plaint», a déclaré pour sa part Mgr Boniface Lele, archevêque catholique romain de Mombasa. La corruption aurait conduit à un relâchement des mesures sur le transport mises en place en 2004. (apic/eni/vb)

17 décembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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