Kenya: L’archevêque de Mombasa qualifie les mutilations sexuelles de «barbares»

Punir les parents qui font exciser leurs filles

Mombasa, 12 janvier 2001 (APIC) L’archevêque de Mombasa, au Kenya, a qualifié les mutilations sexuelles de «barbares» et demandé que l’on punisse les parents qui font exciser leurs filles.

L’ablation du clitoris des petites filles est une pratique coutumière dans certaines régions d’Afrique. Cet acte, qui peut gravement porter atteinte à la santé de l’enfant, voir causer sa mort, n’est pas l’apanage des seules régions islamisées d’Afrique.

Mgr John Njenga a estimé que ceux qui mutilent leurs enfants violent l’un de leurs droits fondamentaux et devraient être poursuivis en justice. Il a lancé un appel aux jeunes afin qu’ils dénoncent tous les cas d’excision, mutilation encore pratiquée dans certaines tribus kenyanes. Près de deux millions de fillettes subissent chaque année l’ablation du clitoris, très souvent sans anesthésie et dans des conditions d’hygiène douteuses.

«Le corps d’un être humain, spécialement celui de la femme, devrait être respecté et non pas altéré», a déclaré l’archevêque de Mombasa. «Exposer vos filles à des mutilations de leur appareil génital signifie que vous ne respectez pas leur corps. L’Eglise catholique s’oppose à ces mutilations». Mgr John Njenga a lancé un appel urgent aux chefs religieux afin qu’ils soient en première ligne du combat contre les mutilations, qui sont pour lui contraire à la volonté de Dieu et «barbares’’. (apic/kna/cns/be)

12 janvier 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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