Moins de passagers dans les bus. moins de fidèles aux offices

Kenya: Les Eglises font aussi campagne pour réduire le nombre de morts sur les routes

Nairobi, 23 février 2004 (Apic) Les Eglises du Kenya soutiennent la campagne visant à réduire le nombre de morts sur les routes du pays, qui laissent chaque année près de 3’000 morts.

Parmi ces mesures, entrées en vigueur le 1er février dernier, figurent le port obligatoire de la ceinture de sécurité, mais aussi une réduction drastique du nombre de passagers dans les bus. Conséquences, moins de fidèles accourent dans les églises pour les offices dominicaux.

«Même si cela nous coûte, cette mesure va réduire le nombre des morts parmi les croyants, et nous la soutenons», a commenté le pasteur Samuel Murigu, secrétaire général de l’Eglise presbytérienne d’Afrique orientale au Kenya, où plus de 3’000 personnes meurent sur les routes chaque année.

Les nouvelles mesures, entrées en vigueur le 1er février, ont banni des routes la plupart des bus et minibus, et provoqué une crise dans le système des transports, qui devrait durer au moins un mois. Le temps, estime-t-on, d’adapter les véhicules aux nouvelles normes.

Corollaire, le nombre des fidèles allant à l’église, en particulier dans les centres urbains, a été réduit de façon drastique. Le prêtre catholique Peter Migwi, de la basilique de la Sainte-Famille de Nairobi, a révélé à l’Agence oecuménique ENI que moins de 1’000 fidèles avaient assisté au service du 1er février dans la basilique qui peut accueillir 3’000 personnes.

Dans la cathédrale anglicane de la capitale, le constat est identique. Le nombre des fidèles est tombé de 30%, a constaté le prêtre Simon Muoko. «Il y a un coût pour tout. Le secteur des transports était plongé dans le chaos depuis trop longtemps».

Les véhicules devraient être adaptés avec des limiteurs de vitesse et des ceintures de sécurité. Les chauffeurs devant pour leur part repasser un test de conduite.

Ceintures volées

Le 18 février, le ministre des Transports, John Michuki, a demandé aux compagnies d’assurance de réduire de moitié les primes des véhicules de transport public. Il a précisé que le risque des accidents avait baissé car les minibus ne transportaient plus que 25 passagers, alors qu’ils en transportaient plus de 50 avant la nouvelle réglementation.

Diminution des assurances, mais augmentation du prix des ceintures. Dans la banlieue de Nairobi, le Service des bus a été contraint d’arrêter certaines lignes. Des voleurs avaient en effet dérobé les ceintures de sécurité qui venaient d’être installées dans les bus. (apic/eni/lh/pr)

25 février 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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