Insécurité et criminalité: l’inquiétude de l’Eglise

Kenya: Les évêques appellent le président kenyan à mettre de l’ordre dans le pays

Nairobi, 22 juillet 2005 (Apic) Après l’assassinat, le 14 juillet, de l’évêque italien, Luigi Locati, tué par balles dans la ville d’Isiolo (centre), à 200 km au nord de Nairobi, à la suite aussi des multiples affrontements, l’Eglise catholique du Kenya appelle le président du pays à mettre fin à la violence

L’Eglise catholique a appelé vendredi le président Mwai Kibaki à «arrêter l’insécurité et la criminalité» dans ce pays, quelques jours après des affrontements interclaniques sanglants, le meurtre de Mgr Locati et la violente répression de manifestations.

«Le gouvernement doit absolument (…) prendre des mesures sévères contre les criminels pour arrêter l’insécurité et la criminalité», indiquent les évêques kenyans dans un communiqué.

Les évêques du pays font remarquer que ces dernières années, particulièrement dans un passé récent, «notre cher pays a dégénéré en un repaire de voleurs de voitures, d’agresseurs, de violeurs et de cambrioleurs qui opèrent comme si il n’y avait pas de lois, pas de forces de sécurité pour imposer la loi et de gouvernement».

Le 12 juillet, dans le nord-est du Kenya des affrontements entre des membres du clan Borana contre le clan rival des Gabra a fait 66 morts et déclenché un cycle de représailles faisant au moins 16 morts supplémentaires. Mercredi, un voleur présumé a été tué en marge d’une manifestation d’une cinquantaine de personnes à Nairobi, et au moins 33 personnes blessées. Ces dernières protestaient contre un amendement au projet de nouvelle Constitution.

Les évêques se disent surpris par la manière dont le gouvernement a géré l’ensemble du problème. Le président Kibaki a été élu en décembre 2002 avec notamment la promesse de restaurer la stabilité politique et réduire la criminalité au Kenya. (apic/ag/pr)

22 juillet 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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