L’Eglise catholique demande une enquête et des sanctions
Kenya: Maïs toxique sur le marché?
Nairobi, 26 mai 2009 (Apic) L’Eglise catholique a exprimé sa «profonde préoccupation» face à aux déclarations du gouvernement selon lequel du maïs contaminé a été introduit dans le pays et mis en vente sur le marché. Le maïs est l’aliment de base au Kenya.
Selon le service d’information catholique pour l’Afrique (CISA), l’Eglise a appelé à des enquêtes «rapides» pour déterminer si ce produit alimentaires toxiques est bien présent sur les étales.
Il s’agirait, en fait, de 6,2 tonnes de maïs importé d’Afrique du Sud, pour compenser une pénurie de la marchandise au Kenya. Certains fonctionnaires de l’Etat ont démenti que le maïs contaminé soit sur le marché, affirmant qu’il est stocké quelque part. D’autres par contre, sont catégoriques: il a bien été inondé le marché à Nairobi et dans le centre du pays.
«Ce maïs a été décrit comme étant dangereux pour la consommation humaine. Nous nous demandons s’il est bien sur le marché, et si c’est le même produit que celui d’origine sud africaine qui a été analysé et jugé impropre à la consommation humaine», a déclaré Mgr Zacchaeus Okoth, président de la commission Justice et Paix (CJPC) de l’Eglise catholique du Kenya.
Mgr Okoth a rappelé au gouvernement sa responsabilité première d’assurer la sécurité et le bien-être des kenyans. Il a exhorté l’état à établir «d’urgence», la vérité sur la qualité du maïs, afin d’apaiser «l’angoisse» des populations.
«Il est alarmant de constater que la sécurité alimentaire au Kenya est traitée avec un tel laxisme», a-t-il déploré, rappelant que dans d’autres pays, un tel acte aurait pour conséquence la démission immédiate du gouvernement et des sanctions contre les fonctionnaires impliqués, a-t-il encore indiqué. Il a enfin dénoncé «les fonctionnaires malhonnêtes» d’avoir induit le public en erreur, relevant qu’ils n’ont «pas l’autorité morale» nécessaire pour exercer des fonctions publiques. Dès lors, des «mesures devraient être prises» à leur encontre pour leur acte «d’escroquerie». (apic/ibc/pr)



