Sans doute transférées en Somalie ?
Kenya: Pas de traces des deux religieuses italiennes enlevées lundi
Rome, 11 novembre 2008 (Apic) Les deux religieuses italiennes enlevées lundi au Kenya, et dont on n’est sans nouvelles jusqu’à maintenant, ont sans doute été transférées en Somalie. A Rome, le parquet a ouvert une enquête judiciaire.
La communauté du Père Charles de Foucauld de Cunéo, dans le Nord de l’Italie, a attendu en vain toute la nuit des nouvelles de Soeur Caterina Giraudo (67 ans) et de Maria Teresa Oliviero (61 ans). Les deux religieuses ont été enlevées le 10 novembre à El wak, dans l’extrême nord-ouest du Kenya, à la frontière de la Somalie.
. «Nous sommes inquiètes, déclare une membre de la communauté en se référant aux dernières nouvelles provenant du terrain. Bien qu’étant en bonne santé, Maria Teresa et Caterina pourraient avoir besoin de médicaments car l’une souffre d’hypertension et l’autre de quelques attaques d’ulcère».
Les autorités locales ont assuré la communauté qu’elles feraient tout leur possible pour libérer les deux otages.
La zone d’El Wak, à seulement cinq kilomètres de la frontière somalienne et à plus de 230 kilomètres de la ville kenyane la plus proche, Mandera, a certainement plus d’un contact avec la Somalie et l’arrivée ces derniers mois de milliers de réfugiés somaliens, à cause de la porosité de la frontière.
«Pour le moment, sur le terrain, deux canaux ont été activés, celui institutionnel bien entendu et un autre informel pour tenter d’établir un contact avec les ravisseurs», ont confirmé des sources locales à l’agence de presse Misna.
Dans le cadre de ces enlèvements, à noter l’ouverture, à Rome, d’une information judiciaire par le parquet de Rome. Le procureur Giovanni Ferrara, en contact avec le ministère italien des Affaires étrangères, a ouvert une information pour «enlèvement à motif subversif» concernant les deux religieuses. (apic/misna/ak/js)



