2’500 jeunes déplacés du Sud Soudan touchés par la mesure
Khartoum: Les autorités municipales font détruire quatre écoles catholiques
La décision des autorités municipales a été envoyée par le «Ministère des Affaires du bâtiment – Bureau exécutif pour les logements provisoires – Comité gouvernemental du quartier de Baraka». La note prie l’Eglise catholique d’enlever les toits, les portes et les fenêtres des écoles de Jongley, Kassala Gadima, Kassala Gadida et Hilla Gadida, afin de ne pas entraver la destruction de celles-ci. Le délai accordé pour récupérer ce qui est récupérable partait du 25 février. Il courrait jusqu’au 5 mars. «Il s’agit là du dernier avertissement», peut-on lire à la fin de la notice municipale.
Il s’agit d’une violation supplémentaire des droits de l’Eglise catholique. En mars 1997, celle-ci avait déjà protesté contre la destruction de plusieurs églises et autres bâtiments lui appartenant sous prétexte de travaux de «rénovation urbaine». A l’époque, la délégation du Saint-Siège à la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève avait accusé les autorités soudanaises d’avoir donné l’ordre de démolir au bulldozer plus de 25 écoles catholiques «ouvertes à tous les jeunes sans distinction de race ou de religion».
Le 31 décembre dernier, un club catholique créé à Khartoum il y a quarante ans avait encore dû fermer ses portes après avoir été confisqué par le gouvernement. Certains y avaient vu la réponse à une protestation du Conseil des Eglises du Soudan, réunissant toutes les Eglises du pays, qui avaient, dans un mémorandum adressé au ministre de la Planification sociale, dénoncé la politique du gouvernement hostile aux chrétiens. (apic/fides/pr)



