Suisse: Caritas pointe les lacunes du système de formation

L’absence de formation, premier facteur de pauvreté

Lucerne, 27 décembre 2012 (Apic) En Suisse, l’absence de formation représente le premier facteur de pauvreté. Dans son «Almanach social 2013», l’organisation catholique Caritas critique les iniquités dans l’accès à l’éducation.

Le système de formation suisse ne développe pas tout son potentiel, indique le communiqué de Caritas du 27 décembre 2012. En dépit des nombreuses réformes, l’accès à la formation ne serait toujours pas garanti de manière équitable pour tous. L’origine sociale, ainsi que les ressources financières, resteraient des facteurs déterminants pour le niveau de formation:

Dans la politique de lutte contre la pauvreté, la formation et l’éducation jouent un rôle important, «puisqu’en dehors de la famille, elles représentent les instances de socialisation les plus importantes», souligne le texte. Selon Caritas, il s’agit d’employer au mieux ce potentiel de socialisation pour réduire les inégalités sociales.

Investir plus dans la formation

De grosses lacunes continueraient de grever l’accès à la formation, particulièrement des personnes d’origine sociale modeste et de ressources financières limitées. Pour Caritas, les inégalités commencent déjà au moment de l’accès aux possibilités d’éducation de la petite enfance et de l’encouragement scolaire. Plus tard, elles se répèteraient dans le domaine des formations continues proposées aux personnes en âge d’exercer une activité professionnelle.

L’organisation catholique demande donc plus d’investissement dans le domaine de la formation, en parallèle à un changement de politique fiscale. «La politique fiscale actuelle privilégie les personnes riches et les entreprises au lieu de contribuer à la péréquation sociale», explique le communiqué. (apic/com/rz)

27 décembre 2012 | 11:56
par webmaster@kath.ch
Partagez!