Paris: Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien
L’ACAT dénonce les conditions de vie des enfants prisonniers
Paris, 21 novembre 2012 (Apic) A l’occasion de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le 29 novembre 2012, l’ACAT-France dénonce les conditions des prisonniers politiques palestiniens détenus en Israël, et particulièrement des enfants. Ceux-ci sont arrêtés, détenus et jugés dans des conditions qui violent la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, ratifiée par Israël, affirme l’organisation chrétienne de défense des droits humains.
Depuis le début de la seconde Intifada (en 2000), près de 7’500 enfants palestiniens entre 12 et 17 ans ont été arrêtés et emprisonnés, indique l’ACAT-France dans un communiqué diffusé le 21 novembre. Près de 70% d’entre eux sont victimes de violences physiques entre le moment de l’arrestation et la fin de l’interrogatoire, pour les punir, les intimider ou leur soutirer des informations et des aveux qui constitueront l’un des principaux, si ce n’est le seul, fondement de leur condamnation. Tous les enfants mis en accusation sont condamnés, essentiellement pour jets de pierres ou de cocktails Molotov, sur le fondement de la loi militaire israélienne qui régit la Cisjordanie, affirme l’ACAT.
Pendant leur détention les enfants sont traités comme des prisonniers adultes ; dans des conditions très dures, sans contacts physiques avec leurs parents, et privés d’enseignement de base. Ce système reposant sur la violence perdure, conforté par une impunité institutionnalisée, dénonce l’ACAT.
Encadré:
La résolution sur le plan de partage du 29 novembre 1947
La Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien est célébrée tous les ans par l’Organisation des Nations Unies le 29 novembre. Cette date a été retenue en raison de sa signification particulière pour le peuple palestinien. Ce jour-là en effet, l’Assemblée générale a adopté, en 1947, la résolution 181 (II), connue par la suite sous le nom de résolution sur le plan de partage, qui prévoyait la création en Palestine d’un «État juif» et d’un «État arabe», Jérusalem étant placée sous un régime international spécial comme corpus separatum.
Au Siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien se réunit le 29 novembre de chaque année pour célébrer la Journée internationale de solidarité. Le secrétaire général, le président de l’Assemblée générale, le président du Conseil de sécurité et les représentants d’organes des Nations Unies d’organisations intergouvernementales, ainsi que des représentants de la Palestine, prennent la parole à cette occasion. (apic/com/bb)




