«L’Affaire Murphy» en toile de fond

Rome: Pédophilie : Le Vatican défend Benoît XVI face aux accusations du «New York Times»

Rome, 1er avril 2010 (Apic) Le Vatican a pris la défense de Benoît XVI face aux accusations portées par le New York Times envers le pape, responsable selon le quotidien américain d’avoir empêché le jugement d’un prêtre pédophile aux Etats-Unis au milieu des années 1990.

Le 31 mars 2010, Radio Vatican a ainsi donné la parole au père Thomas Brundage, chargé par l’Eglise entre 1996 et 1998 d’enquêter sur «l’Affaire Murphy», du nom de ce prêtre ayant abusé de quelque 200 enfants sourds dans le Wisconsin.

Heureux d’avoir bénéficié dans son enquête du soutien de Rome et de l’Eglise américaine, l’ancien official (juge ecclésiastique) du diocèse de Milwaukee (Etats-Unis) a indiqué n›avoir «jamais» reçu quelque pression que ce soit de la part du Vatican pour suspendre les procédures ou étouffer l’affaire. Dans une interview largement diffusée par les différents programmes de la ›radio du pape’, le père Brundage a aussi regretté que ce soit la mort du père Lawrence Murphy qui ait mis fin à cette affaire.

Le prêtre américain est ensuite revenu sur le rôle de Benoît XVI. Comme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et comme pape, Joseph Ratzinger a participé à «la solution» et non aux problèmes, a assuré le père Brundage. «Il a probablement été la figure ecclésiastique la plus impliquée dans les efforts pour faire face aux abus sexuels, a renchéri le prêtre américain, à la fois dans la prévention, dans la réparation, autant que possible, et dans la détermination à ce que la justice soit rendue aux victimes».

Enfin, aux yeux du prêtre, avec la publication du Motu Proprio Sacramentorum Sanctitatis Tutela, accompagné de la lettre De delictis gravioribus du cardinal Ratzinger, «2001 a constitué un tournant». A partir de cette année, en effet, «les cas étaient traités rapidement et justement», précisément grâce à la Congrégation pour la doctrine de la foi, officiellement chargée de traiter ces affaires.

«Aucun pape n’a autant exprimé publiquement la honte de l’Eglise concernant ces questions, a ajouté le père Brundage, l’histoire s’en souviendra comme une figure extraordinairement puissante dans le combat pour en guérir l’Eglise».

Pendant ce temps aux Etat-Unis, de nouvelles graves accusations sont portées contre le cardinal Ratzinger, aujourd’hui Benoît XVI (apic/imedia/cp/pr)

1 avril 2010 | 13:42
par webmaster@kath.ch
Partagez!