Des pays européens invités à passer à la caisse

L’Afrique réclame plus de 700 millions de dollars de dédommagement pour l’esclavage

Accra, 13 août 2000 (APIC) Une sous-commission de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) mise en place au début de cette année pour se pencher sur une demande de réparation des torts causés à l’Afrique par l’esclavagisme et le colonialisme (RTAEC), a estimé à 777 millions de dollars le montant nécessaire au dédommagement du continent. Son paiement sera exigé par les pays africains, dans le cadre de l’ONU, de l’OUA, de la Cour internationale de justice et de l’Organisation internationale du travail.

Certains pays européens qui pratiquaient la vente d’africains ont d’ordres et déjà annoncé qu’ils ne paieraient pas cette dette, a-t-on appris auprès de la sous-commission. Ils prétextent que des chefs africains de l’époque étaient eux aussi impliqués dans le commerce des esclaves et le pillage des ressources. Cet argument a été rejeté par l’un des membre des membres de la sous-commission. Selon Hamet Maulana, il ne tient pas debout, car il n’y a aucune preuve que les africains construisaient des bateaux négriers ou invitaient les esclavagistes à venir se livrer à ce commerce avec eux.

La sous-commission des RTAEC s’est réunie cette semaine à Accra pour discuter de la seconde phase de lutte pour obtenir le dédommagement du continent. Cette rencontre a rassemblé des représentants d’organisations et d’associations civiques et politiques noirs d’Afrique et de la diaspora. La première réunion de la sous-commission a également eu lieu l’an dernier à Accra. (apic/ibc/pr)

13 août 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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